El-Oued - A la une

Un marché informel à ne pas éradiquer Bousekloul, à Bordj El Bahri



Photo : Riad
Par Faouzia Ababsa
Cela peut paraître incongru de ne pas soutenir totalement l'éradication des marchés dits informels au moment où l'opération a débuté dans tout le pays, afin de rendre leur véritable visage à nos villes. Pourtant, il y a des marchés qui peuvent être épargnés. A l'image de celui de Bousekloul, dans la commune de Bordj-El Bahri (ex-Cap Matifou) à proximité de l'Enita. Les commerçants ne devraient pas connaître le même sort que leurs homologues. D'abord parce qu'ils ne viennent qu'une fois par semaine (le vendredi) proposer leurs produits qui se déclinent aussi bien en fruits et légumes qu'en vêtements (prêt-à-porter et friperie), mais aussi en vaisselle et literie de toutes sortes. Les gens viennent de toutes les localités d'Alger parce que les prix sont abordables. Ensuite parce qu'il est situé sur un immense terrain, à proximité des chalets dont 50% des occupants ont été relogés dans le cadre de l'opération de recasement des victimes aussi bien du séisme de mai 2003 que ceux des inondations de Bab El Oued de 2001. Le reste des habitants devra bientôt rejoindre leurs nouveaux logements. Une fois ces chalets rasés, parce qu'il s'agit aussi de ne pas permettre à des indus occupants de s'y installer, ce grand espace pourrait être réservé à ce marché, pour peu que l'APC daigne faire un effort financier pour le doter de toutes les commodités. Ainsi, les commerçants auront leurs propres boutiques et s'acquitteraient de leurs impôts. La commune, pauvre au demeurant, aura des entrées supplémentaires et les citoyens pourront flâner à leur aise sans se faire bousculer. Car, en l'état actuel des choses, et passé 8h30, c'est le rush et beaucoup de personnes se font marcher sur les pieds ou encore perdent leurs progénitures pendant qu'ils regardent un produit ou en négocient le prix. Parce qu'à Bousekloul, on fait des affaires au sens propre du mot. En effet, on a rarement vu, à titre d'exemple, des couettes à deux places, flambant neuve et sous emballage d'origine, cédées à moins de 1 000 DA. C'est ce qui explique d'ailleurs que les gens se bousculent et se jettent sur tout ce qui est abordable. De plus, ce marché ne gêne en rien ni les riverains ni les locataires de l'Enita ;. lesquels trouvent également leur compte en s'y rendant. D'ailleurs, jusqu'à présent et depuis l'existence de ce marché (20 ans), personne ne s'en est plaint. Il serait donc judicieux que les pouvoirs publics se penchent sur la légalisation de ce genre d'espaces.
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