El-Oued - A la une

Un début de semaine enflammé marqué par plusieurs actions de protestation citoyenne



La rue s'est de nouveau enflammée en ce début de semaine à travers plusieurs municipalités de la wilaya, où des actions de protestation sont organisées par des citoyens en guise de pression sur les pouvoirs publics qui tardent à prendre en charge leurs préoccupations sociales.Après une trêve de quelques mois en raison de la crise sanitaire induite par le Covid-19, les habitants de nombreuses localités ont renoué, en ce deuxième jour de déconfinement, avec les fermetures de routes pour interpeller les autorités sur la dégradation des conditions de vie dans leurs cités. La première action est initiée par les villageois de Tala-Khaled, se trouvant à l'entrée ouest de la cité balnéaire d'Aokas, qui ont bloqué la circulation automobile sur la RN9 reliant Béjaïa à Sétif. Ils exigent l'entame immédiate des travaux d'aménagement de la piste qui mène à leur village.
Pour les protestataires, cette action vient après le non-respect des engagements et les promesses non tenues du maire. De son côté, le P/APC d'Aokas, intervenant sur les ondes de la radio locale de Béjaïa tout en reconnaissant la légitimité des revendications citoyennes, a, néanmoins, regretté le recours des citoyens à la fermeture de la route pour exposer leurs doléances. Le même responsable a informé, au passage, l'inscription effective du projet avec son enveloppe financière dégagée dans le cadre de l'ex-FCCL. Le lancement des travaux d'aménagement de cette route est programmé «les prochains jours», a-t-il signalé. Les habitants de deux villages de la commune de Melbou, Sahel et Tizi-el-Oued, ont, à leur tour, fermé la RN43 reliant Béjaïa à Jijel, tôt dans la matinée de ce dimanche, avant de lever le blocus, au milieu de la journée.
Entre autres réclamations mises en avant par les contestataires, qui ont fermé cet important axe routier en deux endroits ; au centre du chef-lieu de la commune de Melbou par les habitants du village Tizi-el-Oued et à l'entrée du village Essahel par ses villageois ; le problème lié à l'alimentation en eau potable,l'absence d' infrastructures de jeunes, l'assainissement, la santé et le raccordement au réseau du gaz naturel.
L'axe routier a été rouvert au milieu de la journée par des citoyens qui exigent l'annulation de l'autorisation accordée à un promoteur pour la réalisation d'un complexe touristique dans le cadre du Calpiref à Melbou.
L'intervention du P/APC de Melbou a permis la réouverture partielle de la route qui demeure, par ailleurs, fermée au niveau du village Essahel. Des habitants en colère d'Atemousse, relevant de la municipalité de Semaoune, ont également bloqué la circulation au niveau du chemin de wilaya n°21 reliant Amizour à leur municipalité dans la matinée de dimanche.
Ces récurrentes actions n'ont pas manqué de provoquer de terribles désagréments aux autres citoyens dans leurs déplacements.
Au niveau du chef-lieu de wilaya de Béjaïa, pas moins de trois actions de protestation sont observées également. Il s'agit d'abord des habitants du quartier Tizi-Ouffella, qui ont tenu un sit-in devant le siège de la wilaya avant de fermer la route du centre-ville à proximité de la place de la Liberté de la presse Saïd-Mekbel pour faire entendre leur voix. Les manifestants revendiquent l'amélioration des conditions de vie dans leur quartier, comme l'aménagement de la route, le raccordement au réseau du gaz naturel, l'éclairage public, etc.
Un autre rassemblement, au même endroit, est aussi observé par les acquéreurs de logements en cours de réalisation à Aïn-Skhoune dans la ville de Béjaïa, lesquels se plaignent du retard criant pour la remise des clés qui dure depuis sept longues années.
La route qui mène au port de Béjaïa et au complexe Cevital à partir de l'arrière-port est également bloquée depuis la matinée par les travailleurs de Numilog, qui veulent « une solution au problème qui les lie à leur direction».
Il convient de rappeler que les travailleurs que cette filiale du transport du groupe Cevital sont en grève cyclique de trois jours, chaque semaine depuis plus d'un mois. Ils exigent la reconnaissance par leur employeur de la section syndicale Ugta, qui a été installée.
A. Kersani
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