El-Oued - A la une

Tizi Ouzou : "La Tebboune, la Benflis, echaâb houa erraïs"



Après avoir observé une minute de silence devant l'université en hommage aux bébés décédés dans un hôpital à El-Oued, la marée humaine s'est ébranlée en direction du centre-ville en scandant "La Tebboune, la Benflis, echaâb houa erraïs", un nouveau slogan adapté à la nouvelle donne de la confirmation de la candidature de ces deux anciennes figures du régime. Répliquant également à l'autre donne relative au lancement de l'opération de collecte des parrainages par les candidats, la foule scandait à tue-tête : "Remplissez les formulaires aux Emirats." Devant le stade du 1er-Novembre où beaucoup de manifestants attendaient la procession en provenance de l'université, la foule devient tout simplement immense. Des carrés se forment naturellement. Désormais ils ont des noms : "Yetnehaw gaâ", "La voix du peuple", "Le carré des Berbères", puis ceux des corporations tels les avocats et les enseignants en blouse blanche et encore ceux des militants politiques. Aussitôt les carrés ainsi formés, de partout fusent alors des slogans. Et convaincue que l'élection du 12 décembre ne fera que prolonger le régime hérité de Bouteflika, la foule a déterré même l'ancien slogan : "Makanch el khamssa ya Bouteflika." Outre le drapeau national et l'étendard amazigh déployés par milliers, il y avait également des centaines de pancartes sur lesquelles on pouvait lire tantôt des slogans exprimant le rejet de l'élection présidentielle, tantôt des messages adressés au pouvoir ou encore réaffirmant la détermination du peuple à poursuivre la révolution jusqu'à l'instauration de l'Etat de droit réclamé depuis le 22 février. "Nous n'allons jamais plier : où nous vivrons libres où vous allez nous enterrer avec les valeureux martyrs", lit-on sur une des pancartes. "On ne veut pas de traitement judiciaire d'un problème éminemment politique : la bande doit répondre de ses actes d'accord, mais il faut la remise en cause du système qui l'a générée, oui à une transition démocratique", lit-on encore sur une autre. Il y avait aussi de nombreux slogans réclamant la libération des détenus d'opinion et pour port de l'emblème amazigh. Les noms de Karim Tabbou, de Lakhdar Bouregâa, de Louisa Hanoune et d'Issad Rebrab revenaient sur de nombreuses pancartes.
Samir LESLOUS
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