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Ruptures de stock et congés d'été Pénurie de vaccins



Ruptures de stock et congés d'été Pénurie de vaccins
Une maman avec son bébé de quatre mois est désemparée. C'est la deuxième fois qu'on lui a signifiée, à la polyclinique Salah-Athmane-Bouyahia de Bab el-Oued, que le vaccin DTC (diphtérie, tétanos et coqueluche) est en rupture de stock. Par contre, le rovax antirougeoleux est disponible. « Pas de problème pour les bébés de 9 mois », soulignera l'infirmière en charge de la vaccination. Cette situation est identique à celle vécue par la polyclinique Mira d'El-Kettani. Mis à part les bébés de 9 mois qui viennent pour le vaccin antirougeoleux, les autres mamans et leurs bébés de 3, 4 et 5 mois sont priés de revenir plus tard. -Un médecin explique que cette situation se répète chaque été. Aussi, les plus avisés préfèrent de ne pas faire vacciner leur bébé, notamment le DTC, durant la période estivale. « Les ruptures de stock ajoutées aux congés d'été font que les polycliniques connaissent des perturbations dans la distribution et l'approvisionnement. Une paramédicale, qui vient de terminer son travail de vaccination antirougeoleuse à la polyclinique Lalahoum, affirmera qu'il faut s'adresser aux responsables de l'Institut Pasteur algérien (IPA) qui ont la charge d'acheter et d'approvisionner les polycliniques, selon un schéma national. Dans cette polyclinique, bien que les commandes pour la vaccination de tous les enfants aient été faites en juin, c'est-à-dire avant la période des grandes vacances, toutes les doses ont été épuisées avant les grandes chaleurs. C'est ce qui explique le mécontentement des mamans qui se présentent actuellement pour vacciner leurs progéniture mais rentrent bredouilles chez elles. Un autre paramédical a affirmé, pour sa part, que les nationaux établis au Canada et en France profitent de leur présence en Algérie pour vacciner leurs enfants, ce qui explique, selon lui, la rupture de stock durant l'été, toujours à la même période. Pour plus d'informations nous avons tenté de contacter l'IPA pour connaître sa version des faits, en vain.
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