El-Oued - A la une

Réponse répressive au commerce informel



La deuxième décennie commence et recommence par la traque des jeunes qui sont dans le commerce informel. Cette lutte a commencé ces temps à Bab El Oued et, ailleurs, à Birkhadem. Nous sommes dans un contexte où la politique doit intégrer la donnée que le modèle d'intégration des jeunes n'a pas réussi et que dans ces conditions, le risque sera grand que se conjuguent et se diversifient les différentes menaces qui rendront périmées aussi bien les politiques mises en 'uvre dans le cadre de l'emploi que celles qui ont pour ambition d'amener les populations à leur résignation compte tenu qu'il n'existe pas une tendance à la production de miracles. La deuxième décennie du troisième Millénaire commence dans un contexte où l'évolution de la politique et de l'économie doit prendre en charge la donnée selon laquelle, des jeunes croient qu'ils ne trouveront pas chez eux les conditions de vie et bravent les dangers de la mer pour un avenir très aléatoire, ailleurs. Cela fait bien cinq décennies que nous parlons de développer les exportations hors hydrocarbures, d'approcher des conditions de notre sécurité alimentaire, de la production locale en substitution aux importations et nous continuons à en parler, alors que nous parlons encore pour assainir les entreprises après que celles-ci furent assainies à plusieurs reprises. Des miracles ' Nous ne pouvons qu'être pessimistes pour l'avenir quand un grand officiel national nous révèle que le pic pétrolier se produira pour nous en 2030, soit dans 20 ans. Autant dire demain. Toute réflexion à mener ou approfondir sur la manière de gérer cette période doit prendre en compte que pour le moment, il ne s'annonce pas de rupture dans nos façons de procéder à des approches du " comment s'en sortir " sans reconduire les contradictions qui nous ont fait échouer dans ce que nous entreprenons. L'ampleur des enjeux et les conséquences de l'absence de tout consensus devront être sérieusement appréhendées et conjurées pour que cela ne mène pas à la rupture définitive de la confiance en les institutions. Alors, eu égard à l'impératif de redresser la barre en relançant l'économie, il s'impose l'obligation de ne pas se passer d'une identification réelle et d'une sérieuse analyse des facteurs qui ont empêché la réalisation de toutes les espérances portées depuis toujours. Cette absence de consensus pourrait amener les acteurs de l'opposition et ceux qui ne sont pas dans l'opposition mais qui ne sont pas non plus au pouvoir à adapter leurs propres stratégies au nouveau contexte qui est créé pour élargir leurs marges ultérieures de man'uvre. Cela ne peut être autrement dans un système où toute régulation se fait sur la base des rapports de force et non d'opinion. Que deviendraient les souverainetés nationales lors de la raréfaction des sources des hydrocarbures, les compagnies nationales et les Etats entrent en confrontation pour l'accès aux puits de pétrole '
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