
Dans le cadre de l'amélioration de la gestion et de la distribution de l'eau potable, un projet de restructuration de l'Algérienne des eaux a été initié par le ministère de tutelle. Malheureusement, quelques jours seulement après son application, des instructions ont été données pour tout abandonner et de revenir à l'ancien système.Que s'est-il réellement passé pour que le projet portant «nouvelle réorganisation» au niveau de l'Algérienne des eaux soit délaissé ' La réponse à cette question ne pourrait pas être connue pour l'instant en raison du mutisme gardé pour l'instant par les responsables concernés. En revanche, les langues se délient dans les coulisses, mettant en cause des pratiques délictueuses et régionalistes, qui portent énormément préjudices à l'administration du pays. A en croire les déclarations de plusieurs responsables du secteur qui ont accepté de s'exprimer sous l'anonymat, le favoritisme et le passe-droit sont les causes qui ont conduit à l'annulation du projet de la nouvelle réorganisation. Tout a commencé par un arrêté ministériel portant réorganisation de l'Algérienne des eaux par lequel il a été décidé de réduire de réduire le nombre des zones de 15 à 7. Des directives et des orientations ont été données par le Premier ministre qui connaissait bien ce département et par le ministre de tutelle pour maintenir en place les directeurs de zone. Si les instructions ont été respectées pour les cinq directions régionales du Nord, ce n'est pas le cas pour les zones du sud du pays. Toujours et selon les mêmes sources, deux directeurs de l'Est algérien qui n'ont pas été retenus pour diriger les «zones» ont été «parachutés» et nommés à la tête des directions régionales du Sud. «Ils avaient les bras longs», ont indiqué nos interlocuteurs sans plus de détails. Cela a jeté la colère chez les directeurs de zone qui devraient normalement être maintenus et qui se sont vus injustement «éjectés». En solidarité avec leurs collègues, les cadres de la région sud ont saisi les walis de Béchar, Ouargla, Tindouf, Ghardaïa, Illizi, et El-Oued, réclamant une réparation immédiate de ce «dérapage». Un sit-in a été organisé et des mouvements de protestation ont commencé à s'organiser, dénonçant l'exclusion, le mépris et la marginalisation dont les cadres du sud continuent de faire l'objet. Ce mouvement allait prendre une autre tournure, chose qui a contraint l'abrogation du projet, ont indiqué nos interlocuteurs. Des instructions venant d'en haut ont demandé aux responsables du secteur d'abroger le projet portant réorganisation de l'Algérienne des eaux et de revenir à l'ancien système. A ce sujet, nos diverses tentatives pour joindre la direction générale de l'Algérienne des eaux, afin de connaître leur version, sans restées malheureusement vaines. En somme, l'ensemble des cadres et des syndicats du secteur de l'eau ont jugés de «scandaleux», l'annulation du projet de réorganisation pour des raisons malsaines et qui n'avaient de raison d'être.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Rédha
Source : www.lnr-dz.com