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Redéfinir la politique de la santé scolaire



Redéfinir la politique de la santé scolaire
La santé scolaire a besoin aujourd'hui d'une nouvelle planification au vu de l'évolution de la réalité sanitaire.«Il est temps de redéfinir une nouvelle politique avec des objectifs bien définis et identifier les priorités afin de déboucher vers une prise en charge individualisée», a déclaré le Pr Laraba Abdennour, pédiatre, ex-chef du service de pédiatrie à l'hôpital de Bab El Oued et président de l'association Amine pour l'humanisation des soins à la journée scientifique organisée hier par son association, en collaboration avec l'Association française pour la promotion de la santé scolaire et universitaire ayant pour thème «Maladies chroniques, scolarité et violence sur l'enfant». Une rencontre d'échange d'expériences et d'informations qui a surpris les participants ? des pédiatres et des médecins des unités de dépistage scolaire (UDS) ? sur la qualité et le niveau de d'organisation de la santé scolaire en France. «Notre système est encore archaïque et administré. Mais cela ne doit pas nous empêcher d'avancer tout en impliquant les pédiatres dans cette démarche car la santé scolaire est aussi l'affaire des pédiatres», précise le Pr Laraba, qui insiste sur la mise en place d'un programme national qui définisse les priorités et mette en place des ponts justement entre les différents acteurs impliqués dans cette santé scolaire. «Il y aura de plus en plus de maladies chroniques, mais il ne faut pas qu'elles soient une contrainte pour la réussite scolaire. Pour ce faire, il est important aujourd'hui de doter ces UdS de moyens matériels et d'effectifs humains avec des qualifications afin d'améliorer la santé des enfants et leur permettre une meilleure scolarité», a-t-il souligné, tout en appelant à l'implication des enseignants dans cette prise en charge par l'information et la formation.Le second volet sur lequel ont débattu les spécialistes est le problème de la violence de l'enfant et sur l'enfant. «L'évolution de notre environnement, la structuration de la société et l'urbanisation rapide et la perte de repères sont autant de motifs d'inquiétude et d'angoisse qui font le lit de la violence. Les facteurs sont multiples et cela appelle à la réflexion pour une démarche de prise en charge planifiée. C'est important, car les conséquences sont graves et qui peuvent dépasser des générations», a-t-il ajouté, en rappelant les violences subies par les Algériens de la Guerre de Libération à la décennie noire. Le président de l'association Amine pour l'humanisation des soins est convaincu que la redynamisation des UDS passe par la mobilisation, la motivation et la formation du personnel.
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