
La rencontre avec les deux artistes a été hautement marquée émotionnellement.Ils sont originaires du Venezuela, ils sont tout deux artistes, ils découvrent l'Algérie pour la première fois dans le cadre de la semaine culturelle du Venezuela en Algérie. Eux, ce sont José Delgado guitariste, et Carmen Zapata chanteuse.Pour José Delgado, le plus frappant depuis qu'il est en Algérie, c'est la chaleur des Algériens et les similitudes culturelles qui existent entre les deux peuples «j'ai retrouvé l'image des rues de Caracas en me promenant à Bab El Oued, mais comme je ne parle ni français ni anglais, c'est le langage de la musique qui nous a permis de communiquer», confie-t-il.D'un autre côté, José Delgado, qui se présente comme interprète, compositeur indépendant, nous explique que pour faire connaître la musique vénézuélienne, il préfère d'abord intégrer la culture et la musique des pays où il se rend, afin de mieux présenter son travail artistique, mais avoue qu'avec les Algériens quand les mots venaient à manquer, c'étaient les airs de guitare qui prenaient le relais, et c'est le langage du coeur qui s'installe: «Je ne connaissais l'Algérie qu'à travers les relations qu'avait le président Hugo Chavez avec ce pays, et encore moins sa musique, mais je me retrouve en train de répéter avec des Algériens qui me répondent par une musicalité qui s'avère commune aux deux pays» précise José Delgado.Sur un autre plan, il précise qu'au Venezuela, la musique est réellement ancrée dans le quotidien et profondément marquée par l'aspect politique, mais demeure très riche et variée, pour sa part, il la voudrait universelle et intégrale, dans le sens où elle engloberait un tout, politique, société, art, et coutumes.Dans ce sens, il précise que l'émergence d'une nouvelle génération de diplomates a beaucoup contribué dans la vulgarisation de la musique vénézuélienne, dans le sens où ces derniers s'intéressent et comprennent les attentes des artistes. Pour sa part, Carmen Zapata qui se présente comme d'abord, danseuse puis chanteuse, explique qu'elle a été prise par cette passion depuis son jeune âge, mais a été contrainte de quitter son pays à cause de la situation économique, pour s'installer à Berlin où elle a continué son parcours et sa formation et se trouve aujourd'hui épanouie dans son travail artistique. Mais précise que son plus grand amour demeure le Venezuela et n'écarte jamais l'éventualité d'y retourner «mon plus grand souhait est de mourir dans mon pays».D'autre part, elle affirme que pour elle l'Algérie est culturellement riche, et avoue découvrir des sonorités qui l'interpellent fortement, et se réjouit d'ailleurs de se produire devant et avec un public aussi chaleureux.En somme, la rencontre avec les deux artistes a été hautement marquée émotionnellement, elle a donné lieu à un moment de communion, et une découverte partagée de deux cultures, de l'itinéraire historique des deux peuples et surtout de l'intime intention et envie de partage et de rapprochement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali AMZAL
Source : www.lexpressiondz.com