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Protestation sous la bannière d'un collectif de travailleurs Communes



Protestation sous la bannière d'un collectif de travailleurs Communes
Les communaux, qui ont longtemps attendu la satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles, notamment la revue à la hausse de leurs salaires, sont de retour sur le terrain de la contestation avec une grève de trois jours entamée dimanche.
Non contents de l'action de la Fédération nationale des communaux, affiliée au Syndicat national des personnels de la Fonction publique (Snapap), ils viennent de se regrouper sous la bannière du «collectif national des travailleurs des communes» pour mieux défendre leurs droits «légitimes».
Ce changement, qui se veut stratégique, est dicté par les malentendus entre les membres de la Fédération, accusée par les opposants de ne pas faire son travail.
«Nous avons décidé de prendre notre destin en main pour mieux défendre nos droits», nous a indiqué, hier au téléphone, Azzedine Aït Khelifa, président de la nouvelle structure syndicale.
Notre interlocuteur, qui s'est contenté d'expliquer leur motivation par des raisons syndicales, a précisé que «le collectif est né suite à une pétition signée en mars par les travailleurs».
Pour la reprise de leur mouvement, placé sous le signe de l'indignation, après une accalmie de quelques mois, M. Aït Khelifa le justifie par le mécontentement et le ras-le-bol face au mépris affiché à leur égard par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales.
Le syndicaliste n'a pas manqué de critiquer «la passivité du gouvernement qui, selon lui, se contente de suivre la politique de deux poids deux mesures au lieu d'améliorer les conditions socioprofessionnelles de milliers de fonctionnaires, dont le revenu de la majorité ne dépasse pas les 9000 DA».
Par ailleurs, cette grève a enregistré, lors du deuxième jour, un taux d'adhésion avoisinant les 63% à l'échelle nationale, a estimé le syndicaliste, tout en faisant remarquer la légère hausse par rapport au premier jour, où le taux était de 57%.
Ce taux, qui varie selon les wilayas, a connu une forte mobilisation à l'Est et au Centre, dont, Tizi Ouzou, Bouira, Sétif, Béjaïa, El Oued, où le taux de suivi était de 70 à 86 %.
En dépit de cette mobilisation, un service minimum a été assuré pour enregistrer les décès, ramasser les écoliers et distribuer les sujets de l'examen du baccalauréat, a fait savoir le représentant des grévistes.
Dans la wilaya d'Alger, cette action de protestation n'a pas été suivie par les employés des APC qui se disent «non concernés par ce débrayage».
Cette excuse a été réfutée par le président du collectif qui a explique cette attitude par des intimidations dont ont fait l'objet ces employés.
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