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La prise en charge des pathologies de la sphère ORL connaît aujourd'hui une réelle évolution en Algérie.Les spécialistes algériens semblent être au fait des actualités à travers le monde. C'est ce qui leur permet d'assurer des soins de haute qualité dont l'accès n'était possible que si l'on bénéficiait d'une prise en charge à l'étranger. Une fierté pour la spécialité, a souligné le Dr Tchicou, porte- parole de l'Association des ORL libéraux, qui a organisé ce week-end son 12e congrès national. «Beaucoup d'efforts ont été fournis, que ce soit dans le privé ou dans le public. Aujourd'hui, les patients algériens bénéficient de soins de haute qualité», a-t-il souligné avant d'énumérer les grands CHU d'où sont sortis des centaines d'ORL. C'est pourquoi , a-t-il précisé, deux thèmes principaux, le nez et l'oreille, font l'objet de tables rondes lors de ce congrès.Sans l'audition, a tenu à souligner le Pr Selmane Djamel, chef de service au CHU de Bab El Oued et président d'honneur du congrès, on ne peut pas parler. Le langage est intimement lié à l'audition, a-t-il insisté. C'est pourquoi, a-t-il recommandé, il est important de faire le diagnostic de manière précoce, surtout chez les enfants qui naissent sourds. Le Pr Selmane a également mis en garde contre le recours à la radiologie pour le diagnostic du cancer du cavum chez l'enfant. Pour lui, les moyens ont beaucoup évolué, il faut les exploiter, comme l'endoscopie, une nouvelle technique pratiquée dans de nombreux services et cliniques. Une technique , a-t-il signalé, peu coûteuse et préventive pour la santé de la personne par rapport aux effets négatifs des rayons de la radiologie.Le cancer du cavum ? classé 5e sur la liste des types de cancers ? touche aussi bien l'enfant que l'adulte et est répandu dans les régions d'Afrique du Nord et de Chine. La propagation dans la région du Maghreb arabe de ce type de cancer, dont les recherches scientifiques ne déterminent pas l'origine, est due à la consommation, entre autres, de certains produits traditionnellement conservés, à l'exemple de la viande salée et séchée, a-t-il rappelé. Il est également revenu sur la surdité acquise, notamment chez les enfants, suite à des maladies infectieuses, telles les otites à tympan fermé, la méningite et autres pathologies. Il faut savoir, a ajouté le Pr Selmane, que le nez est le centre de gravité du corps. C'est à partir de là que l'on peut développer certaines maladies. La meilleure prévention passe donc, selon lui, par l' hygiène du nez. «Il faut apprendre à l'enfant à se moucher dès le jeune âge», a-t-il recommandé. Quant à la pose d'implants cochléaires comme moyen thérapeutique pour lutter contre la surdité, le Pr Selmane a signalé que ce ne sont pas tous les patients qui peuvent en bénéficier, car le coût peut atteindre 2,5 millions de dinars. Il met en garde contre ceux qui préconisent cette solution chez les enfants autistes qui ne sont pas forcément sourds et qui nécessitent au préalable une prise en charge multidisciplinaire, notamment par le pédopsychiatre et l'orthophoniste. «Le diagnostic doit être d'abords précis et sûr pour décider de poser un implant. D'autant que les moyens de le faire existent, tels que le PEA (Potentiel évoqué auditif) », a-t-il indiqué.«C'est tout l'intérêt de ces journées scientifiques qui permettent aux jeunes ORL de se mettre à jour, a souligné le Dr Tchicou. Il y a beaucoup de nouveautés dans la prise en charge du nez et autres pathologies, les jeunes ORL peuvent ainsi communiquer leurs travaux.» Il a recommandé de pratiquer la chirurgie endoscopique et d'éviter la prescription d'antibiotiques.Le Dr Tchicou a appelé à la création d'un fichier national de la surdité chez l'enfant, sachant que la consanguinité qui est un des facteurs de risque de la surdité congénitale est très implorante dans notre pays.


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