
Six travailleurs, des différents services au sein de l'APC de Raïs Hamidou (Alger), sont à leur 80e jour de grève. Ils réclament leurs dus auprès de cette APC. « Nous réclamons toujours le reliquat de nos salaires », a indiqué Krimo C., l'un des ces travailleurs protestataires. Ce représentant affirme que ces travailleurs ont été licenciés entre 2009 et 2011 avant qu'ils ne soient réhabilités dans leurs postes, sous instruction du wali délégué, en février 2011. Bien qu'ayant été réhabilités, ces travailleurs ont été à la base démis « arbitrairement » de leurs fonctions sans passer par le conseil de discipline. « Nous avons mené une lutte pour réintégrer nos postes », dira l'un des travailleurs, avant d'ajouter : « La réintégration a été signée par le président d'APC et a été mise, par la suite, en application. » Mais l'administration refuse d'octroyer à ces fonctionnaires leurs arriérés de salaire qu'elle leur doit. « Certains d'entre nous ont cumulé quatre années de salaires impayés », affirment les travailleurs qui avaient mené une grève de la faim à partir du 16 juillet. « Nous avons cessé la grève de la faim après avoir reçu des promesses de la part du chef de cabinet du wali délégué de Bab El-Oued quant au règlement de la situation avant la fin du mois de Ramadhan », affirme un gréviste. Un mois plus tard, soit le 21 août 2012, ces fonctionnaires ont entamé un débrayage qui persiste jusqu'à présent. Ils demandent à ce qu'on clarifie leur situation. « La direction de la Fonction publique a assaini notre situation, le Trésor en a fait de même. Mais nos dossiers sont bloqués au niveau de l'APC », indiquent-ils. Ils demandent par ailleurs des explications pour « le non-paiement des reliquats » avec lesquels ils pourront introduire l'affaire en justice. Pourtant, dans la décision de réintégration signée par le P/APC est incluse « la réintégration des salaires à partir de la date de suspension ». Ces fonctionnaires confirment qu'ils ont reçu 3 mois de salaires en guise de congé, comme ils ont bénéficié de la régulation des échelons. Ne voyant rien venir, ces six fonctionnaires ont décidé de poursuivre la grève pour recouvrer leur droit, « seulement par l'application de la loi », c'est-à-dire la décision de réintégration.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abbas A H
Source : www.horizons-dz.com