
Dimanche dernier et en marge de sa visite de travail et d'inspection dans la wilaya d'El Oued, le ministre de la Jeunesse, Abdelkader Khomri, a affirmé que la baisse des cours du baril n'aura aucun impact négatif sur les différents programmes de son département. « Nos projets ne s'arrêteront pas », a-t-il soutenu. Et puis, « le Premier ministre et le ministre du Travail ont souligné que la politique envers les jeunes ne changera pas », a-t-il affirmé, en référence à plusieurs programmes, notamment concernant les aides de l'Etat dans le cadre du dispositif de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes. « Bien au contraire, a poursuivi le ministre, il y a volonté de la part du gouvernement d'en faire plus et surtout mieux. » Khomri a expliqué que l'objectif numéro un de la mise en place du ministère de la Jeuneuse est d'améliorer la gouvernance en matière de la prise en charge des préoccupations de cette frange. « Nous avons beaucoup de moyens et si nous les utilisons à bon escient, nous ferons plein de choses pour les jeunes », a-t-il précisé. Pour lui, l'après-pétrole n'est pas uniquement l'affaire de l'Etat, mais de tous les Algériens. « Nous devons penser à l'après-pétrole et à la manière de procéder pour mettre sur pied une économie indépendante des hydrocarbures. Nous n'avons d'autre option que d'aller vers la diversification de notre économie », a-t-il soutenu. La recette de Khomri pour faire face à la chute des cours du baril reste incontestablement la rationalisation des dépenses. « Il est temps d'apprendre à rationaliser nos dépenses », a-t-il insisté. Pour lui, la politique adoptée par l'Etat, y compris le soutien aux produits de première nécessité, est un choix irréversible.« Les jeunes ont dit non au printemps arabe »Sur le plan politique, Khomri a affirmé que le rôle majeur des maisons de jeunes est éducatif. De ce fait, il s'est dit ne pas être contre l'idée de voir ces structures contribuer à sensibiliser les jeunes sur les questions d'ordre politique. « La stabilité du pays est une ligne rouge qu'il ne faut pas franchir. Je crois que cette règle doit être ancrée dans l'esprit de tout un chacun », a-t-il martelé, non sans rappeler la position « sage et éclairée » des jeunes qui ont dit « d'une voix unanime non au printemps arabe ». Au sujet de la finalité de la politique de l'Etat envers les jeunes, le ministre de la Jeunesse a affirmé que « nous ne sommes pas en train de créer une jeuneuse assistée ». De ce fait, il a relevé que le mode opératoire de son ministère consistant à mettre en place des villages de loisirs et autres espaces de détente est une stratégie qui existe de par le monde. Selon lui, ces espaces constituent une véritable bouffée d'oxygène pour les jeunes et les familles algériennes. « Les Algériens sont maintenant conscients de l'importance de ce type d'espaces qui ont pour mission principale d'accompagner l'éducation de nos enfants. Ces manifestations contribuent à la création d'un climat de détente pour les citoyens face à la pression de la vie professionnelle mais aussi pour oublier les tracas de la ville », a-t-il estimé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amokrane H
Source : www.horizons-dz.com