El-Oued - A la une

"Nous ne sommes pas des machos"LE PRESIDENT DU TAJ EVOQUE LE CODE DE LA FAMILLE



«L'élite et les compétences algériennes travaillent en dehors de la scène politique, au lieu d'intégrer les partis», a estimé Amar Ghoul.Amar Ghoul fait appel à la conscience de l'élite et des compétences nationales, afin d'activer et donner une valeur ajoutée sur la scène nationale, au lieu de passer le temps à critiquer les personnes et les partis politiques.
«L'élite algérienne travaille beaucoup en dehors de la scène politique, au lieu d'intégrer les partis, afin de contribuer au développement de la classe politique nationale. Ils passent le temps à dénigrer les nominations de personnes à des postes, alors que cette même catégorie se trouve démissionnaire sur tous les plans», a martelé, hier, le président du parti TAJ, dans un meeting à la salle Altas à Alger.
Connu pour ses coups de gueule, Amar Ghoul fait porter une lourde responsabilité morale et intellectuelle, aux intellos algériens, face à leur démission collective ou individuelle et qui ne font pas grand-chose dans le sens du renforcement des institutions du pays. «Nous sommes prêts à faire des concessions sur nos intérêts personnels ou partisans, mais pas de concessions lorsqu'il s'agit de l'intérêt suprême du pays» a-t-il ajouté.
Reprenant un extrait de la chanson du défunt chanteur Matoub Lounès, qui disait «Dis que je suis Algérien. Ça suffit pour construire notre pays», et on ne sait de quelle manière s'est-il inspiré d'une chanson d'un homme hors série. En termes de lutte pour l'amazighité, la démocratie et la liberté, Amar Ghoul dira que le parti TAJ est un espace politique ouvert à tous les Algériens sans exception. «Notre vision politique est une vision nationaliste. Cette position dérange quelques parties. Mais nous devons nous éloigner des divisions qui ne mènent nulle part» tout en rejetant, «l'analyse de tout ce qui découle de la révolution arabe», avant de lancer: «Nous n'avons pas besoin de cette expérience. Laissez votre révolution chez vous». Voulant sans doute s'inscrire comme un parti d'envergure nationale, le président du TAJ a appelé ses militants à travailler avec l'ensemble des citoyens, village par village, cité par cité, commune par commune dans le territoire national afin de ratisser large et absorber les préoccupation des citoyens, afin de les prendre en charge.
Axant son intervention sur la nécessité de réhabiliter la place de la femme dans le pays, Amar Ghoul n'a pas hésité à balancer la fameuse phrase connue de tous: «Nous ne sommes pas des machos», afin de convaincre l'assistance.
Répondant au sujet d'éventuelles propositions pour amender le Code de la famille qui va dans le sens de la réhabilitation ou du renforcement de la place de la femme, le président du parti TAJ répond texto: «Le Code de la famille est dépassé par le temps. Ce code a répondu à une période donnée. Mais, n'oublions pas que 70% des universitaires sont des femmes, en plus du taux des postes occupés dans différents secteurs et institutions du pays», a-t-il souligné dans un bref point de presse qui a été organisé en marge du meeting.
Interrogé sur les résultats de la 15e tripartite, Amar Ghoul dira que c'est une rencontre très importante qui a réuni pour la première fois de son histoire, l'ensemble des acteurs économiques, afin de prendre conscience et connaissance sur le programme du gouvernement qui va dans le sens de la prise des préoccupations sociales et économiques des citoyens. «Il est question d'un tracé économique et social qui va développer les investissements à tous les niveaux», a-t-il indiqué.
Lançant des éloges assez éloquents en faveur des citoyens de Bab El Oued, en particulier, tout en reconnaissant les sacrifices dont ils ont fait preuve dans leur engagement pour l'Indépendance nationale, Amar Ghoul devait passer la journée d'hier dans les cafés avec les citoyens de Bab El Oued afin de se rapprocher davantage de leur réalité.
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