El-Oued - A la une

Notre Californie est au Sahara



Aujourd'hui, se bouclera la 18ème édition du Salon de l'élevage et de l'agroéquipement (SIPSA-SIMA) au Palais des expositions des Pins-maritimes, en présence du ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche M. Abdelkader Bouazghi, qui ne ménage aucun effort pour atteindre les performances attendues de ce secteur hautement stratégique en termes économique, de création d'emplois, et de sécurité alimentaire, et de préservation de nos réserves de change.M. Bouazghi est sur tous les fronts dans l'objectif est l'amélioration de nos potentialités agricoles, aquacoles et d'élevages industriels, en parallèle d'une politique de sécurisation préventives des productions, en cas de pertes consécutives aux aléas climatiques ou autres, pas seulement, puisque les entreprises comme l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), en partenariat avec une société mixte française s'est attelée à rendre les potentialités génétiques de nos semences plus performantes, aussi bien quantitativement que qualitativement, ce qui s'est traduit par une production record de plus de 60 millions de quintaux durant la saison 2017/2018, ce qui représente en terme de valeur marchande plus de 220 milliards de dinars, et ce n'est que le début, puisque le secteur enregistre une demande très importante, notamment en blé tendre.
L'Algérie, en dehors du déficit en lait de vache, n'importe plus de produits agricoles, en raison des faiblesses liées aux investissements dans les fermes de production industrielle de bovins, d'ovin et de caprins, ce qui a fait dire au ministre de l'Agriculture que «l'Algérie était en mesure d'arrêter les importations graduellement de produits et biens agricoles d'ici 3 ans», en raison des chiffres figurant sur les indicateurs du secteur s'ils se maintiennent à leurs niveaux. Cette politique n'est absolument pas le fruit du hasard. Les productions de tubercules comme la pomme de terre qui a explosé pour satisfaire la demande nationale, au point d'envisager son exportation, et la production des semences localement sont la preuve de la bonne santé de notre agriculture.
Le ministère de l'Agriculture a mis un frein à la possibilité de conserver des terres non exploités par une certaine frange de supposés travailleurs de la terre. Il y a eu un recensement des terres agricoles non exploitées à travers l'ensemble du territoire national, et la possibilité de déchoir de leurs droits ceux qui ont bénéficié des superficies abandonnées, pour permettre un élargissement des terres arables qui boosterait les productions.
Cette stratégie des augmentations des volumes de la production agricole s'est concrétisée grâce à l'apport des régions sahariennes où plusieurs projets ont été mis en valeur dans cette région réputée aride, et infertile. Pourtant, ces contrées contribuent de manière positive aux extensions des surfaces irriguées, se matérialisant comme à El-Oued par des investissements importants.
En effet, deux milliards de dinars ont été accordés à cette wilaya pour le secteur de l'agriculture, somme inscrite dans le cadre du Fonds national de développement rural de 2018, pour favoriser l'extension des surfaces à irriguer et permettre la viabilisation des routes et de l'électrification des zones de production. Booster l'activité agricole, développer l'aquaculture, impliquer la CNMA dans la sécurisation des productions, vont irrémédiablement sécuriser l'Algérie et fixer sa population dans un contexte global où les migrations tendent à se colporter comme solution pour les jeunes.
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