El-Oued - A la une

Nos meilleurs ambassadeurs



Nos meilleurs ambassadeurs
Nul n'est prophète en son pays, dit-on. C'est encore plus vrai chez nous plus qu'ailleurs. Sportifs, hommes et femmes des médias et du show-business ou encore tout simplement compétences confirmées dans un domaine d'activité, outre la particularité qu'ils ont de vivre à l'étranger où leur talent et leur valeur professionnelle sont reconnus et affirmés, ils sont tous d'origine algérienne. Qu'ils soient nés à Bab El Oued, ailleurs ou encore à l'étranger, ils ont tous l'Algérie dans le c?ur et ne ratent jamais l'occasion de le rappeler, où qu'ils se trouvent, en toutes circonstances et souvent sans rien attendre en échange.Le président américain J. F. Kennedy avait eu cette phrase célèbre : «Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays.» Chez nous, tous ces représentants de l'Algérie, chacun dans son domaine, sont en droit d'attendre un minimum de reconnaissance et de considération pour avoir été ses meilleurs représentants, ses ambassadeurs, avec tout le respect que l'on doit au rôle considérable de nos diplomates professionnels qui s'acquittent de leur tâche avec dévouement. Il suffirait cependant de presque rien de la part de nos officiels, parfois d'une invitation du ministère de la Culture ou de celui de la Jeunesse et des Sports pour que cela soit interprété comme un signe de reconnaissance pour ce qu'ils font pour leur pays.Cette indifférence, ce mépris à l'égard des talents et des compétences de la part des instances officielles sont des plus dévastateurs par le découragement qu'ils provoquent chez les jeunes. Plus grave encore, ils poussent souvent quelques-uns, lassés de se battre contre des moulins à vent, à aller chercher ailleurs, souvent dans des pays voisins, les conditions qui leur permettent de se réaliser pleinement.On a tous en mémoire le cas de ce tennisman algérien, jadis demi-finaliste junior à Roland-Garros et qui a été dernièrement poussé à s'exiler au Maroc pour pouvoir participer à des tournois professionnels parce qu'ici, on a sans doute estimé que cela était inutile. Il n'a fait qu'emboîter le pas aux jeunes «chebs» et autres musiciens qui s'y trouvent depuis longtemps.A ce rythme-là, on se demande si le royaume ne va pas finir par nous «piquer» les valeurs les plus sûres? Il est vrai que contrairement à nos responsables, les Marocains savent depuis longtemps faire appel à leurs représentants à l'étranger. Ils constituent aujourd'hui le clou des festivals de Marrakech ou d'Agadir et contribuent à vendre, pour la consommation extérieure, l'image d'un Maroc chaleureux et tolérant, où il fait bon vivre. C'est tout le contraire de ce qu'obtiennent en définitive par leurs agissements et leur attitude nos responsables des institutions chargées de la culture, de la jeunesse et des sports, alors qu'il est patent que les jeunes Algériens sont aujourd'hui à la recherche de symboles, d'exemples à suivre. On sait où les trouver.


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