Lettre Ouverte à Monsieur Le Président De La République
De : BOURAHLA Ahmed Ingénieur expert
Monsieur Le Président,
Lors de votre discours prononcé à l'occasion de l'ouverture de l'année judiciaire 2011-2012, vous avez bien souligné « que le magistrat est tenu de préserver la confiance, d'appliquer la loi en toute loyauté et indépendance, et de réaliser et de n'obéir qu'à la loi » ; Paradoxalement c'est précisément ce même jour qu'une décision purement arbitraire et contraire à la loi a été rendue par la juridiction de Rouiba (section sociale).
Quelque jours auparavant, monsieur le ministre de la justice avait de son coté déclaré à l'occasion de la célébration de la journée mondiale de la lutte et la prévention de la corruption qu'il « défierait quiconque d'apporter la preuve contraire que la justice est indépendante ». Son défit est à présent relevé : il n'a qu'à se saisir du dossier de l'affaire n°03171/11 au niveau du tribunal de Rouiba (section sociale) et démontrer qu'il n'y a pas d'ambivalence entre le discours officiel et la réalité des faits.
En fait, cette affaire où la manipulation est évidente, fait partie d'une série de représailles dont j'ai fait l'objet, suite à une dénonciation d'une affaire de malversations impliquant une entreprise étrangère, les dirigeants d'une entreprise publique ainsi que des cadres du ministère des ressources en eau (voir le détail de cette affaire au niveau du tribunal de Bab El Oued).
Permettez moi de vous rappeler monsieur le président, que l'Algérie qui a ratifié la convention des nations unis contre la corruption en 2004 et promulgué le 20 février 2006 la loi n°06-01 relative à la prévention et la lutte contre la corruption, est tenue d'assurer la protection physique et des biens, des experts, témoins et informateurs. Malheureusement l'application de cette loi étant restée au stade de décision, je me suis retrouvé seul contre tout un réseau uni par des relations d'intérêt et clientélistes, utilisant les moyens de l'état pour déverser à mon encontre une avalanche de représailles.
Ainsi compter sur un quelconque recours au niveau des juridictions pour l'obtention de mes droits serait une perte de temps étant donné l'aspect mafieux pris par la tournure des évènements ; c'est pourquoi je vous demanderais monsieur le président, eu égard aux engagements internationaux pris par l'Algérie, de m'assurer une protection aussi bien physique que dans mes biens.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Je reste en attente
Source : www.lequotidienalgerie.org