
Il n'y a pas eu d'entorse à la règle. Lors de fête de l'Aïd El-Adha, il a été encore enregistré un grand nombre de blessures et autres incidents dus essentiellement à la mauvaise manipulation des couteaux et autres objets utilisés durant la fête. Ainsi, au premier jour de l'Aïd, jeudi, quelque 200 évacuations vers les urgences médicochirurgicales ont été enregistrées au CHU Mustapha-Pacha. Le soir, les équipes de garde étaient également sur le qui-vive. « Les patients admis pour une mauvaise maîtrise des couteaux sont généralement ceux qui ont accompli le rite du sacrifice pour la première fois », fait remarquer un urgentiste. Par ailleurs, de nombreux cas ont été enregistrés aux urgences du CHU de Ben Aknoun. Un patient a été admis après s'être fait encorné par un veau. « Nous étions six membres de la famille. Nous voulions attacher les pattes du veau pour pouvoir accomplir le rite du sacrifice », nous a-t-il raconté. « Moi j'ai été touché au niveau de la cage thoracique. J'ai eu trois côtes cassées, alors que mes deux frères ont été touchés au tibia et au niveau du bassin », témoigne t-il sous le choc. D'autres cas de coupures ont étés signalés dans la même structure sanitaire. Ainsi pour éviter la surcharge et le débordement, les effectifs semblaient renforcés. On avait à des moments l'impression que le nombre de médecins et de paramédicaux dépassait celui des patients. Le personnel du CHU de Bab El Oued Lamine-Debaghine, n'est pas resté les bras croisés. Selon le responsable de garde du service des urgences, « la journée a été longue et stressante ». Il nous a affirmé que de « nombreux cas furent admis et pris en charge au niveau du service ». Les blessures couteaux étaient là aussi les plus fréquentes. Le nombre de cas n'a pas encore été dénombré. On parle de quelques centaines de cas en comptant les intoxications alimentaires et quelques fractures. « Certains ne sont pas familiers avec les techniques nécessaires à l'immolation de la bête. Quelques patients qui sont soignés pour des fractures s'étaient démenés avec les moutons pour essayer de les entraver », explique un médecin pour qui l'Aïd dans un hôpital ne ressemble pas à un jour ordinaire.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Walid Souahi
Source : www.horizons-dz.com