
Une famille algérienne moyenne composée de trois enfants consacre un budget de 25 000 à 30 000 DA aux vêtements de l'Aïd.Si les prix des produits agricoles et de large consommation ont connu une certaine stabilité pendant une bonne période du Ramadhan, ceux des vêtements ne semblent pas suivre la même tendance. En cette 25e nuit du mois de Ramadhan, les rues de la capitale sont noires de monde, notamment après la prière des tarawih. Malgré cette flambée des prix affichés, les magasins ne désemplissent pas. Des familles, finances obligent, tentent tant bien que mal de satisfaire leur progéniture. Même si les magasins de prêt-à-porter et de chaussures sont bien achalandés, l'exercice se révèle un peu difficile pour nombre de parents. En effet, il n'est pas toujours évident de trouver son bonheur à des prix raisonnables. Au niveau des boutiques de la rue Didouche-Mourad, une tenue pour enfant coûte entre 5 000 et 9 000 DA sans pour autant compter le prix de la paire de chaussures. Lors d'une conférence de presse organisée cette semaine, le président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Zaki Hariz, a indiqué qu'"une famille algérienne moyenne composée de trois enfants consacre un budget de 25 000 à 30 000 DA aux vêtements de l'Aïd", soit une moyenne de 8 000 DA pour une tenue. Un montant supérieur au salaire minimum garanti (SNMG) qui est de18 000 DA. Les marchands saisissent cette occasion pour tirer des profits excessifs. Les familles vont encore subir une autre saignée de la bourse laquelle se trouve pour une grande majorité déjà en difficulté. Mais la fête de l'Aïd exige des sacrifices pour apporter joie et bonheur aux enfants. Il faut dire que les vêtements de l'Aïd El-Fitr restent une incontournable tradition pour les petits et même pour les grands. Et c'est, justement, cette tradition qui pousse de nombreuses familles à casser leurs tirelires pour satisfaire le désidérata de leurs petits enfants. Pour beaucoup de familles, le magasin Printemps de Mohamadia constitue l'endroit idéal pour faire des affaires. Pour cette jeune maman d'une petite fille de deux années, les prix affichés dans ce magasin sont abordables. Le prix des tenues se situe aux alentours de 2 200 et 3 500 DA, mais le problème se pose surtout au niveau de la qualité. En plus des boutiques de prêt-à-porter du centre-ville à la rue Didouche, à Bab El-Oued ou encore dans les différents marchés informels, les gens ont aussi envahi les centres commerciaux. Dans ces espaces, la fourchette des prix varie selon la qualité, la marque et l'origine du produit proposé à la vente. Mais la majorité des personnes s'accorde à dire que les prix sont élevés. Ainsi, si un montant approximatif pour l'habillement d'un enfant devait être avancé, il serait de 9 000 à 13 000 DA. "Le prix peut augmenter en flèche si nous cédons aux caprices de nos enfants", explique un fonctionnaire quinquagénaire qui semblait suivre les consignes de son enfant de 12 ans. Reste les petites bourses pour qui la seule solution reste la friperie où les tarifs demeurent accessibles aux familles à faible revenu. Enfin, de nombreuses familles préfèrent prendre leurs précautions à l'avance même avant le premier jour du mois sacré. Ils ont pris l'habitude de faire leurs achats, avant que l'augmentation des prix ne touche les vêtements.Saïd Smati
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Smati Saïd
Source : www.liberte-algerie.com