El-Oued - A la une

Les manifestants bravent la répression et le mauvais temps



Le 47e vendredi de marche contre le système à Alger a débuté dans une ambiance quelque peu tendue.Les services de police, déployés en plus grand nombre que la semaine passée, ont tenté d'empêcher les premiers rassemblements formés vers midi, à hauteur de la rue Didouche Mourad, notamment devant le siège du RCD et au coin de l'Avenue Victor Hugo.
Les quelques interpellations opérées par la police n'ont pas cependant découragés les manifestants, qui ont fait preuve de résistance devant la répression.
Mais avec la grande foule de 14h, les choses sont vites rentrées dans l'ordre, et les manifestants, par milliers, ont marché vers la Grande poste en scandant «assegass amegass el hirak rahou labes (bonne année, le hirak se porte bien) », en référence au nouvel an berbère.
Fait nouveau, des fourgons blindés de la police ont été placés sur les deux abords de la rue Asselah Hocine, pour entasser les manifestants et réduire la visibilité de la procession humaine en provenance de la Casbah et de Bab El Oued.
© Sihem BENMALEK
Même stratagème a été adopté à hauteur de la rue Hassiba Ben Bouali, où une foule nombreuse arrivait du 1er mai et de Belouizdad, bravant la pluie et le mauvais temps.
Ainsi, les algérois, qui ont marché de différents quartiers de la capitale vers le centre, se sont donnés rendez-vous entre la Place Audin et la Grande Poste, un périmètre resté noir de monde jusqu'à 16h passées, et où les manifestants entonnaient «9oulna l3issaba t'rouh, ya h'na ya n'touma (on a dit que la bande doit partir, c'est soit vous, soit nous) ».
Rédaction Web
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