
Ils étaient nombreux les visiteurs, jeudi dernier, à la veille de la clôture du Salon international de l'élevage, de l'agroalimentaire et de l'agroéquipement (Sima-Sipsa) qui s'est du 4 au 7 octobre au Palais des expositions (Safex). Organisé par la fondation Filaha Innove en partenariat avec Algex, ce Salon, auquel ont participé 31 pays, dont les Etats-Unis étaient l'invité d'honneur, se voulait un évènement grandiose pour les professionnels du secteur et les exposants. Beaucoup de participants sont conscients de l'importance de ce secteur sur lequel l'Algérie mise pour la relance de l'économie nationale et assurer l'autosuffisance alimentaire et pourquoi pas exporter. « On sait que l'avenir de l'Algérie est dans l'agriculture », diront certains. C'est pour cette raison qu'ils n'ont pas hésité à venir, même si pour bon nombre d'entre eux n'ont pas pu, lors de ce Salon, nouer des relations commerciales fermes avec les professionnels du secteur agricole. Certains sont satisfaits de leur participation, d'autres le sont moins. Le groupe Bico, spécialisé dans l'agro-industrie et basé à Constantine, a été créé en 1993. Il compte se substituer à l'importation du matériel en assurant un bon rapport qualité-prix et une garantie de 24 mois.L'objectif de sa présence au Salon est de sensibiliser les agriculteurs surtout ceux du sud du pays. Bico est spécialisé dans la fabrication du matériel agricole et du matériel agroalimentaire. « Les machines ont un taux d'intégration se situant entre 80 et 90% et sont meilleures que certaines machines importées dont la qualité est parfois douteuse, elles éclatent au bout de six mois », assure Ahmed Bousbaâ, Pdg du groupe. L'idée de créer ce groupe lui est venue quand il a vu « des Italiens, des Danois, des Allemands fabriquer de petites machines qu'ils exportent à des prix excessifs ». Il s'est alors lancé dans cette entreprise dont il récolte actuellement les fruits. Le groupe a installé « plus de 700 unités d'aliments de bétail, plus de 250 minoteries, semouleries et 350 unités de torréfaction », selon son Pdg. « La tôle algérienne est solide et résiste mieux que celle de la Chine ou de la Turquie, ces pays nous devancent sur le plan de l'esthétique seulement », affirme-t-il. Ce groupe algérien dispose d'un centre de formation agréé par l'Etat pour former le personnel sur les unités de production en plus des ateliers d'application. Bico a plus de 3.000 clients répartis à travers le territoire national. Lors de ce Salon, il a reçu beaucoup de visiteurs. Un éleveur de Tizi Ouzou s'est dit « très intéressé » par l'unité de broyage de paille (conçue pour les petits éleveurs) et par son prix abordable (90.000 DA). « Actuellement, je fais de l'élevage traditionnel », dira le visiteur qui voulait passer commande. Cette machine permet de broyer 50 bottes en une heure. Broyée, la paille est utilisée à 100%. Non broyée, elle n'est consommée qu'à 30%, selon le premier responsable du groupe. Un visiteur spécialisé dans l'élevage ovin et bovin venu d'El-Oued s'est montré, lui aussi, intéressé par le matériel exposé. « Je cherche des petites machines efficaces et moins chères que celles importées », dit-il en s'empressant de prendre la carte de visite de l'exposant.En projet, le groupe compte produire des tracteurs de puissance 20 à 110 CV, en partenariat avec des Indiens. « Nous sommes en négociation et nous allons exiger l'intégration d'un moteur algérien (PMA) », avoue Bousbaâ. Ibrahim Soylemez, représentant de Nansu, entreprise spécialisée dans l'irrigation par « goutte-à-goutte » qui participe pour la première fois au salon professionnel, s'est dit « peu satisfait », car il n'a pas trouvé de « clients potentiels ». Il s'est contenté de rechercher un représentant agréé en Algérie pour faire la promotion de son matériel, lui qui a des clients en Espagne, en Chine et en Arabie saoudite. Un groupe de sociétés allemandes (Rauch, Lemken et Grimme), toutes des entreprises familiales, sont venues à la recherche de partenaires potentiels.« Nous avons des produits pour les grands marchés du tracteur de grande puissance 150 à 200 CV. Nous proposons des solutions très intéressantes à partir de 120 CV en mesure de préparer le sol et le lit de semences », avoue Yves Desjardins, export manager, qui cible 10 à 15% du marché algérien. Selon lui, dans les cinq prochaines années, le marché algérien sera plus alléchant au regard des projets prévus dans le Sud et qui concernent de grandes exploitations agricoles. La société Grimme, qui propose des machines spécialisées dans la culture de la pomme de terre depuis la préparation du sol en passant par la plantation, l'arrachage et la mise en stock, est présente en Algérie depuis 2008. Elle fournit toute la chaîne de matériel de production, dont 400 petites planteuses adaptées aux tracteurs de puissance 65 à 80 CV, selon Stefan Rüdig, directeur de vente. Rauch, épandeur d'engrais, propose des solutions pour les petites et grandes exploitations. Le représentant du stand se dit prêt à pourvoir les agriculteurs en machines, en commençant par la solution mécanique, car le marché algérien n'est pas encore adapté aux solutions modernes conçues pour les grandes exploitations agricoles.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamila C
Source : www.horizons-dz.com