La semaine a été horrible. Huit bébés partis avant d'ouvrir les yeux à la vie ont soulevé une vive émotion à travers le pays. Un hôpital comme on n'en fait que dans un pays en décrépitude, un laisser-aller criminel et un incident banal qui n'aurait jamais dû se terminer dans la tragédie. Comme on est dans le genre de situations où il n'y a plus rien à faire, on a fait semblant de? faire quelque chose. Les directeurs de la santé de la wilaya d'El Oued et de l'hôpital en question virés en compagnie de quelque personnel d'appoint et puis on «ouvre une enquête». Le ministre, lui, il n'en est pas question. On a même interdit d'antenne un journaliste qui y a pensé en lui posant la question. Les bébés sont morts et rien n'indique qu'il n'y en aura pas d'autres.La semaine a été pénible. L'«énorme» député d'Annaba qui a «résisté» jusqu'au bout en s'accrochant à son immunité parlementaire a fini par se rendre compte que quand la procédure est enclenchée, elle est déjà terminée. Enfin, pas toujours, manifestement, puisque pour la première fois, un député, Benhamadi en l'occurrence, a échappé à la levée de l'immunité parlementaire après un vote qui a soulevé une polémique et quelques interrogations. Baroud d'honneur d'une «majorité» qui s'est fait un bain de dignité ' Pour l'opinion, il n'y a aucun secret là-dessus, la levée de l'immunité parlementaire, comme son rejet, se décident ailleurs, sauf que c'est une première.
La semaine a été pénible. Arrêté, emprisonné puis libéré, puis arrêté de nouveau et (relibéré ') On n'arrive plus à suivre cette histoire de Karim Tabbou qui donne le tournis à tout le monde. Qu'on ne s'y trompe pas pour autant, les Algériens savent au moins pourquoi on s'en prend à lui, ses partisans comme ceux qui ne partagent pas forcément tout avec lui.
La semaine a été pénible. Le pouvoir ne fait même plus l'effort de démentir de temps en temps quelque man?uvre qui arrive tôt dans l'oreille des Algériens. Ce n'est pas avec la candidature de Tebboune qu'il allait commencer. Ça fait un moment déjà que tout le monde le «savait», maintenant, c'est officiel. A leur décharge, les décideurs ne nous ont pas habitués aux surprises.
La semaine a été pénible. Le stade de Tizi Ouzou nous a rappelés, des fois qu'on se ferait encore quelque illusion, que le football national n'est pas au bout du tunnel. Un match qui allait bien commencer, des femmes dans les tribunes, accueil avec les fleurs puis le chaos. Grillage arraché, jets de projectiles, envahissement du terrain, la totale, quoi. Une vingtaine d'énergumènes en service commandé ont semé la terreur dans un stade promis à un match de foot. Le club local, en pleine renaissance, va en payer les frais et le foot retrouvera ce qu'il est depuis longtemps.
S. L.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Slimane Laouari
Source : www.lesoirdalgerie.com