El-Oued - A la une

Le Ramadhan passe et... repasse ! Tekhmima



Le Ramadhan passe et... repasse !                                    Tekhmima
Le Ramadhan passe et repasse et c'est les hommes qui manquent le moins. Le mois sacré du jeûne sera encore au rendez- vous avec une nouvelle génération pour perpétuer un cycle de vie des mortels. Le rite du jeune, les effluves du mois sacré rejailliront sous les lampions des soirées culturelles qui redonnent vie à toutes les activités sociales. Il y aura de tout temps cette épreuve d'abstinence où l'être humain est confronté à l'adversité. La soif, la faim, la récompense d'avoir pensé aux démunis restent les ingrédients du mérite qu'on récolte au moment de la rupture du jeûne. L'après rupture n'est pas uniquement pour vaquer aux loisirs il y a aussi la vie cultuelle et culturelle à mener dans le même agenda. Pendant cette trêve très conviviale, on se remet à réaménager les cités pour en faire un pôle de distractions et d'occupation pour les jeunes. Dans le populaire quartier de Bab El Oued, le décor ramadhanesque s'installe pour laisser place à une scène accueillante. Cette magnifique image est en train de se dupliquer au gré d'une demande croissante par les jeunes chômeurs. De petits grands projets de fortune prennent le sentier d'une entreprise, voire d'un débouché pour l'avenir de ces jeunes qui prennent peine à s'investir dans un service public « spécial Ramadhan ». De petits kiosques, quelques tables et un éclairage, nous voilà déjà inscrits dans une entreprise sociale très lucrative. Les moins nantis se greffent à cette passionnante aventure pour imposer de la confiserie orientale dont la zalabia, le kelbelouz jusqu'au barbecue pour les amateurs de grillade. Les bonnes habitudes des veillées familiales laminées par un urbanisme des cités dortoirs sont reléguées aux oubliettes. Quelques maisons détenant encore le monopole traditionnel de la Bokala reprennent du service dans la vieille médina de la Casbah en organisant la traditionnelle compétition culturelle de la prose. Ce lieu jadis connu par de magnifiques veillées du Ramadhan continue à vivre son dernier quart d'heure, les principales rues de la citadelle sont au rendez vous pour marquer leur empreinte festive. Il y a comme un soupçon de résistance chez ces derniers templiers de la citadelle qui refusent de quitter leur chère Casbah en plantant un meilleur décor qui fait reculer l'échéance fatidique d'un abandon. Grâce au Ramadhan, la médina revit de ses cendres pour crier haut et fort qu'elle conserve encore de beaux restes à faire valoir. Dans les légendaires ruelles de Sidi Ramdane on continue à murmurer au coin d'un feu de bougie les bonnes manières dans le vieil Alger.
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