
Le tribunal criminel près la cour d'Alger a décidé, hier, d'ajourner le procès des proches du chef terroriste Mohamed Ghadir, alias Abdelhamid Abou Zeïd, à la prochaine session criminelle. Cette décision du président de l'audience intervient suite à l'absence du magistrat Meriem Djabbari chargée du dossier, qui se trouve à l'étranger. Il s'agit du cinquième report du procès de cette lourde affaire, ce qui a provoqué le mécontentement des accusés, en détention depuis 2010. Ces derniers ont réclamé d'être jugés dans les plus brefs délais. De même pour leurs familles qui se sont déplacées de Djanet et Deb Deb, dans les wilayas d'Illizi et d'El Oued. La défense constituée d'une dizaine d'avocats, dont Me Hadria Chennouf Fatima, a demandé, lors de l'ouverture du procès, la mise en liberté des accusés. Le tribunal a décidé, après délibération, la levée de main sur les trois accusés, Keddour, A. Saâd et B. Ahmed (un ex-élu à l'APC de Mih Ouansa, dans la wilaya d'El Oued), soumis à une prise de corps la veille du procès. « Les mis en cause devront attendre jusqu'à l'ouverture de la prochaine session criminelle, prévue au mois d'avril, pour être jugés », nous a confié une avocate de la défense. Ils sont poursuivis pour adhésion à un groupe terroriste qui active à l'intérieur du pays, aux frontières sud-est et à l'étranger, notamment le Sahel, trafic de drogue dans le cadre d'une association organisée, détention d'armes de guerre et de munitions sans autorisation, contrebande d'un haut degré qui menace l'économie nationale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.horizons-dz.com