El-Oued - A la une

Le père souhaite une scolarisation normale Un handicapé moteur refusé à l'école



Le père souhaite une scolarisation normale                                    Un handicapé moteur refusé à l'école
Le petit Hicham a huit ans et ne fréquente pas l'école. Son seul « tort » est d'être sain d'esprit, mais sur une chaise roulante et utilise constamment des couches. Le père a frappé à toutes les portes pour l'inscrire dans une école primaire. Le niet lui a été signifié à chaque fois. « Votre fils a besoin d'une école spécialisée », lui a-t-on dit. Prenant son mal en patience, il l'a inscrit dans une école spécialisée privée à Dely Brahim. Mais au bout de quelques mois, le père s'est rendu compte que cette école ne prend pas en charge les enfants sur chaise roulante et les couches ne sont pas changées. « A chaque fin de mois, il faut payer plus de 10.000 dinars, ne pas rouspéter et surtout ne faire aucune remarque sur la prise en charge des enfants, qui laisse à désirer », dira ce papa.Ne baissant pas les bras, ce père courage est allé à Bologhine, dans un centre qui s'occupe des trisomiques. Là aussi, on lui signifie que dans cette institution on ne prend pas en charge le handicap de son enfant. A Bab El-Oued, son fils a été admis dans une école privée pour suivre des cours, deux fois par semaine, juste la demi-journée. « C'était comme une bouffée d'oxygène, mais d'autres problèmes se sont greffés comme le transport, de Ain Benian à Bab El Oued », indiquera le père. Une autre école spécialisée à Ben Aknoun lui a refusé l'accès sous prétexte que son fils n'a pas subi de choc pour être traité dans cet établissement.Un espoir tout de même dans la commune de Ain Benian où réside le petit Hicham. Le P/APC annonce au papa qu'une école spécialisée allait voir le jour. « Mais quand ' Lorsque l'on connaît les lenteurs dans la mise en place des projets », s'est demandé ce père. Une carte de handicapé lui a été remise pour bénéficier de la pension de 3000 dinars mensuels. En attendant, le père de Hichem tente de trouver un peu de temps pour aider son fils à lire et écrire comme un enfant normal. Là encore ce n'est pas suffisant.C'est pour cela qu'il sollicite les autorités compétentes pour inscrire son enfant dans un établissement public. « Sa mère s'occupera de lui changer les couches », souligne-t-il. Désemparé, ne sachant où s'adresser pour une réelle prise en charge, le père est au bout du rouleau. « Moi, aussi, j'ai besoin d'une prise en charge psychologique », confie-t-il. Chômeur, la maman au foyer, il bricole en faisant maints petits boulots pour subvenir aux besoins de sa petite famille. Il a peur pour le devenir de son fils.
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