
«Doter l'économie nationale de moyens qui lui permettront de traverser cette période difficile, en préservant ses acquis sociaux, et ses réserves de changes, le tout en maintenant le cap du développement et de la modernisation.»Devant les difficultés à matérialiser sur le terrain les dispositions et les mesures prises dans la loi de finances complémentaire 2015, et mises en oeuvre depuis le début du mois d'août, le gouvernement semble vouloir accélérer le rythme de ses actions afin de sensibiliser et faire réagir les opérateurs économiques, à travers les Chambres de commerces sur l'ensemble du territoire national. A l'image des actions menées dans la wilaya de Mostaganem, Aïn Defla, El Oued et bientôt à Mascara. L'objectif est d'expliquer dans un laps de temps très court, l'importance de ces mesures et l'urgence de leurs applications sur le terrain.Et ce dans l'optique de rehausser les ressources financières du pays. En donnant les moyens aux collectivités locales de se transformer en réels moteurs de création de richesse. Dans se sens, il est à rappeler que parmi les mesures de la LFC, vient en premier lieu la facilitation et l'accès au foncier industriel, la réduction de la TAP pour les activités de production et la mise en place pour la première fois en Algérie de la solidarité financière entre les communes d'une même wilaya. Par ailleurs, l'une des mesures les plus incitatives à l'investissement, demeure l'écartement du Calpiref de la décision d'octroi du foncier industriel. Désormais, cette décision revient aux walis qui auront plus de liberté en matière de promotion de l'investissement, mais également plus de responsabilité. D'un autre côté, il est également important d'impliquer ces opérateurs dans la nouvelle optique du ministère des Finances qui consiste à instaurer une orthodoxie budgétaire. Il s'agit de mettre fin aux agissement néfastes à la gestion des ressources locales, tels que la surévaluation des dépenses et la sous-évaluation des recettes.Dans cet élan de sensibilisation qui touchera progressivement toutes les wilayas, il est prévu une connexion claire entre les services fiscaux et les communes. Elle sera représentée par une nouvelle section au sein de l'administration fiscale qui veillera sur la coordination des deux parties, et ce dans le but de renforcer les moyens financiers des collectivités. Dans cette optique, à elle seule, la TAP devrait couvrir 83,3% du budget de la wilaya, alors que pour sa part la TVA couvrirait 81,7% des ressources de la Caisse des collectivités et 5,4% des ressources communales. Pour le manque à gagner qui découlerait de la réduction de la TAP, il sera épongé «justement par une rationalisations des dépenses et une optimisation des ressources». A ce sujet le Premier ministre l'a dit clairement: «Doter l'économie nationale de moyens qui lui permettront de traverser cette période difficile, en préservant ses acquis sociaux, et ses réserves de changes, le tout en maintenant le cap du développement et de la modernisation.»En somme, il s'agit bien d'une célérité dans l'application de ces mesures qui rejoignent les principes de fonctionnement et de gestion énoncés par le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, dès son arrivée à la tête du secteur. Mais devant les déclarations alarmantes du gouverneur de la Banque d'Algérie, la mise en conformité fiscale qui ne démarre pas, et une facture d'importation peu compressible, la concrétisation des mesures de la LFC revêt un aspect d'urgence, et pour le secteur de Benkhalfa le plus important pour l'heure est de mettre en place et activer les mécanismes adéquats pour avoir l'assurance d'émergence de résultats palpables à l'échéance 2016.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali AMZAL
Source : www.lexpressiondz.com