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Le drame à Bab El Oued, il y a dix ans Une catastrophe pour rappeler la nécessité de préserver son environnement



Le drame à Bab El Oued, il y a dix ans                                    Une catastrophe pour rappeler la nécessité de préserver son environnement
Il y a exactement dix ans, les habitants du quartier de Bab El Oued, à Alger, ont été surpris par des pluies diluviennes qui ont tout charrié sur leur passage. La catastrophe était d'une telle ampleur qu'au moins 1 000 personnes ont péri des dizaines d'autres disparues, alors que les blessés se comptaient par centaines. Ceci, sans considérer les nombreuses habitations rasées par les flots, et les familles totalement ruinées à la suite de la perte de leurs biens matériels. Tout l'Etat algérien, appuyé fortement par les populations de toutes les wilayas du pays, s'était immédiatement mobilisé pour venir en aide aux sinistrés et parer au plus urgent. En peu de temps, des familles ont été relogées, des aides matérielles ont été octroyées et un soutien psychologique a été apporté, et tout le quartier de Bab El Oued remis à neuf mais pas comme il était avant ce jour fatidique du 10 novembre 2001. Le
vieux quartier populaire de Bab El Oued s'est remis sur pied, mais en perdant beaucoup de ce qui le distinguait autrefois. Ses anciens habitants ne le reconnaissent pas aujourd'hui. Nostalgiques du passé, ils veulent le retrouver comme au bon vieux temps, mais c'est chose impossible. En revenant en arrière, beaucoup regrettent d'avoir fait montre de négligence et de laisser-aller devant l'état d'abandon - par les autorités publiques et par les citoyens - des réseaux d'assainissement et des avaloirs. Ces derniers étaient à l'origine du drame parce que mal entretenus' bouchés par toutes sortes d'immondices, empêchant les eaux de pluie de suivre leur cours normal pour se déverser simplement dans la mer. Même celle-ci, malheureusement, peinait à trouver son chemin, elle aussi bloquée par les ordures et autres obstructions. On aurait dû en tirer des leçons de cette effroyable catastrophe naturelle : la nécessité de travailler en étroite collaboration avec les collectivités locales pour la préservation de l'environnement et assurer un meilleur cadre de vie. Dix ans après, la situation est la même, si ce n'est pire, dans un grand nombre de communes à travers Alger et partout dans le pays. La gestion des ordures ménagères pose toujours problème. L'entretien des habitations anciennes et nouvelles aussi. Quant à la communication entre les citoyens et les élus locaux, elle est toujours au point mort' sauf à l'approche des élections, comme celles programmées pour les mois à venir (législatives et communales). Le Conseil national économique et social (Cnes) a initié, il y a quelques mois, des rencontres qui vont dans le sens d'un rapprochement réel entre les représentants des collectivités locales et ceux de la société civile, mais pour peu de résultats. Des rencontres de circonstances pour des visées plus politiques qu'autre chose. Un travail de terrain réel et consciencieux doit être engagé à tous les niveaux pour une communication efficace et durable entre les différents partenaires. Le but final étant d'assurer un cadre de vie décent et, partant, de préserver les vies humaines.
K. M.
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