Au-delà de la polémique qui pourrait exister entre les experts sur les conséquences du réchauffement climatique, les faits sont là. L'hiver arrive, certes, en retard un peu partout, mais charriant avec lui un froid glacial et des chutes de neige dont on n'avait pas l'habitude jusque-là. Les dégâts sont importants. Des morts sont à déplorer. Des régions complètement isolées et des populations qui crient au secours. Les denrées alimentaires commencent à manquer dans certains endroits, sans parler du gaz butane dont le prix a atteint les 500 DA l'unité.
S'il est vrai que l'Algérie, connue pour son climat semi-aride, n'a pas l'habitude de vivre des hivers aussi rigoureux, il n'en reste pas moins que les chutes de neige enregistrées même au centre d'Alger et dans plusieurs villes côtières devraient pousser les responsables à réfléchir sérieusement sur des mesures ou de nouveaux plans d'aménagement afin d'adapter désormais nos cités aux dérèglements climatiques.
En attendant, force est de constater que malgré les bulletins météorologiques spéciaux (BMS), aucune disposition n'a été prise par les pouvoirs publics afin de renforcer l'approvisionnement de certaines localités du pays en gaz butane et envoyer des engins sur place pour dégager les routes et éviter que des daïras entières ne restent isolées aussi longtemps que dureront les chutes de neige.
Le constat est lamentable. En dépit des expériences douloureuses qu'a vécues l'Algérie en matière d'inondations et dont l'épisode le plus dramatique a été celui de Bab El-Oued en 2001, nos routes et voies rapides sont inondées à chaque intempérie. Pourtant les services de la voirie ne cessent de se déployer à longueur d'années pour le nettoyage des bouches d'évacuation. Mais, cet effort ne semble pas suffire. Au-delà de la quantité de pluie qui tombe en un temps record, l'argument est vite exploité par les constructeurs et autres maîtres d'ouvrage pour s'en défendre, il est tout à fait clair que la qualité de la construction pose problème. Sinon, comment expliquer que des précipitations de trois jours, voire d'une semaine révèlent des malformations, aussi bien dans l'opération de goudronnage, où les pentes ne sont pas respectées, que dans les évacuations ' On a cette impression qu'on construit comme s'il n'y aura jamais de pluie, de vent ou de neige. Et si notre climat était aussi rude que celui de l'Europe '
S. T.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim Tamani
Source : www.liberte-algerie.com