El-Oued - A la une

Le calvaire des assurés



Le calvaire des assurés
Il y a des malades qui font du business aux dépens de leur santé. Ils préfèrent les clandestins plutôt que le transport sanitaire.Situé au coeur des préoccupations des professionnels de la santé et des pouvoirs publics qui n'arrivent toujours pas à trouver la bonne voie pour l'amélioration du secteur de la santé, les malades algériens continuent de souffrir dans la solitude.Rencontré durant la matinée de mardi dernier, à l'entrée du siège de la Cnas à Ben Aknoun, Farid, accompagné de ses enfants porte deux poches sur son ventre. On lui a refusé l'accès pour porter ses doléances à qui de droit. «Cela fait 15 ans que je suis somatisé. J'ai trois maladies.Le cancer, le diabète et plus.» «Venu de Gouraya dans la wilaya de Tipasa, afin de réclamer mon droit à la DG de la Cnas, on veut me renvoyer à Bordj El Kiffan alors que je suis venu de Gouraya (wilaya de Tipasa)» a regretté Farid G.Fort heureusement, les responsables de l'administration l'ont pris en charge dans l'immédiat pour les besoins de pochettes qui constituent un véritable calavaire pour les somatisés. Venu de Oued Soufi, au sud-est du pays, Serouti, opérateur sanitaire en tant que transporteur sanitaire, ce dernier ne manque pas de dénoncer des malades qui font du business avec leurs propres maladies.«Il y a des malades qui préfèrent des clandestins pour les besoins des séances, d'hémodialyse à raison de trois fois par semaine, contre un paiement du clandestin, plutôt que de s'adresser à des opérateurs agréés dans le transport sanitaire», déplore ce médecin qui n'a dit que très peu de chose sur le sujet de l'anarchie qui règne dans le secteur de la santé.Serouti, transporteur sanitaire d'El Oued, qui nous a remis un document adressé depuis le 18 novembre 2013, fait part de 180 malades hémodialysés qui sont transportés par des taxis à raison de 98% sur un rayon de 3 km, alors que les transports agréés n'assurent que 2%, et ce, rien que pour montrer à quel point le marché informel bloque les opérateurs qui sont équipés de toutes les commodités pour répondre aux besoins des malades au cours de leurs évacuations.Le Dr K.R. ancien médecin assermenté à Tizi Ouzou, fait la différence: «Il y a des semaines où je fais une moyenne de 30 à 35 interventions. Quand il s'agit de situations d'urgence, ajoute-t-il, je prends mon véhicule et ma valise en prévoyant tout ce que demande le patient. Se contentant uniquement de sa prestation de service, comme si c'est le malade lui-même qui s'est déplacé à mon cabinet.»Le Dr K. Rabah, qui a insisté sur l'anonymat, ajoute que «répondre aux appels d'urgence est un acte médical qui soulage le patient à tout moment», fera-t-il savoir, tout en insistant sur la nécessité du respect et de la notion de la noblesse de l'acitivté médicale.Au-delà des lacunes en termes de transport et des soins à domicile, les pénuries de médicaments et les défauts de remboursement de certains produits, tels que l'oxygène, le Cylo 3, Daflou pour ne citer que quelques uns, les citoyens assurés sont les premiers à faire face au remboursement des ordonnances et les factures de transport et plus.


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