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Lancement de trois grands programmes de développement Agriculture saharienne



Lancement de trois grands programmes de développement Agriculture saharienne
La mise en 'uvre des programmes de développement des wilayas sahariennes, d'une valeur de 600 milliards de centimes, ne soufrent aucun déficit en termes de moyens financiers ou de volonté politique. C'est ce qu'a indiqué, hier, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaissa, lors d'une réunion conjointe avec le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib. De ce fait, des plans d'action de trois grands programmes de développement intégré de l'agriculture saharienne seront prochainement mis en place. Ces programmes concernent l'aménagement et la préservation des parcours sahariens, le développement de la culture oasienne et le renforcement de l'agriculture d'entreprises pour l'amélioration, la modernisation des services et l'industrialisation du secteur. « Concernant le développement de la culture oasienne, il est nécessaire d'installer des petites stationsd'épuration qui n'exigent pas beaucoup de moyens financiers pour la réalisation et pour l'entretien », a proposé M. Necib, en faisant savoir que la réhabilitation de la foggara, des seguias et des forages figure dans les programmes de développement des wilayas sahariennes. L'eau, assure-t-il, ce n'est pas ce qui manque au sud. Les ressources renouvelables sont estimées à 500 millions de mètres cubes tandis que les ressources fossiles sont de l'ordre de 5 milliards de mètres cubes, dont 02 milliards sont exploités pour la consommation. L'Agence nationale des ressources hydrauliques (ANRH) dit approuver l'idée de mise en place de stations d'épuration au niveau des oasis. « Nous n'avons aucun problème pour octroyer les autorisations pour cela », assure le représentant de l'ANRH en confiant, par ailleurs, que le secteur a levé toutes les contraintes autour des forages. « La mise en place des puits ne présente aucun problème non plus, surtout qu'ils ne sont pas trop profonds au sud. Toutefois, il faut engager de grosses capacités pour assurer leur entretien, assure-t-il. A ce propos, les directeurs des services agricoles du sud appellent les deux ministères à les pourvoir en équipements de forage qui leur font défaut. « Nous avons d'immenses espaces agricoles, de l'eau mais nous souffrons d'un déficit dans la maitrise technique », confie la DSA de Tamanrasset. Idem pour la DSA d'El Oued qui se plaint de lenteurs dans la délivrance des autorisations de Forages. « Pour la région d'El Oued, nous comptons élaborer un arrêté au cours de cette semaine pour l'épuration de oued Righ », révèle le ministre des Ressources en eau. Pour ce qui est de l'agriculture d'entreprises, le représentant de l'ANRH a exprimé la nécessité d'arriver à un compromis avec les entreprises afin d'éviter le gaspillage de l'eau. « Les entreprises utilisent d'énormes quantités d'eau. Il faut les orienter et les encadrer pour une meilleure utilisation de l'eau », signale-t-il. Tout cela, estime M. Necib, implique des plans de charge très importants que les wilayas doivent assurer. Mais surtout, conclut M. Benaissa, obtenir l'aval des agriculteurs pour un développement durable. « La concertation entre le secteur agricole et celui de l'eau est nécessaire pour la mise en 'uvre de ces programmes mais aussi pour que l'agriculture puisse atteindre son objectif, à savoir participer à 30% dans la production nationale », dit-il.
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