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la synagogue de Bab El Oued menace ruineDanger permanent sur les élèves et les piétons



la synagogue de Bab El Oued menace ruineDanger permanent sur les élèves et les piétons
Abandonnée à l'indépendance, la structure du rite israélite menace de s'effondrer. La wilaya aurait décidé de la réhabiliter. Une façade de la synagogue, située à la rue Hattab Bey Slimane (ex-Dijon) à Bab El Oued, menace de s'effondrer.Le danger est permanent sur les élèves de l'école Malek Benrabia, mitoyenne à la structure qui menace ruine.
L'ex-rue Dijon est fréquentée durant la journée par les élèves de l'école primaire et d'un CEM voisin, mais aussi par de nombreux piétons qui descendent au boulevard Mira ou remontent au centre-ville. «Le mur de la synagogue, dont la charpente a disparu, s'est fissuré et risque de s'effondrer à tout moment. Les fortes pluies vont fragiliser la structure abandonnée depuis plusieurs années et jamais restaurée par les autorités locales. Une large brèche, qui laisse apparaître les pierres, court le long du mur. Il suffit d'une petite pluie pour que tout s'écroule. Espérons que les autorités décident de conforter au plus vite cet édifice et épargner à nos enfants et aux nombreux piétons une catastrophe qui fera, je le redoute, beaucoup de victimes parmi les personnes qui s'adossent parfois à ce mur», signale un riverain de cette rue située dans la partie basse de la commune de Bab El Oued.
Plusieurs immeubles menacent ruine dans cette partie basse du quartier. Certains avaient été rasés et ont laissé place à des espaces abandonnés. «La mer et la main de l'homme ont favorisé la destruction de ce patrimoine que les autorités devaient protéger. La synagogue, qui est un bien de la communauté israélite, doit être préservée», relève notre interlocuteur. Un amas d'ordures de toutes sortes s'amoncelle à l'entrée de l'édifice religieux, reconnaissable à l'étoile de David que surmonte une porte massive fermée.
De la synagogue, désertée à l'indépendance nationale, il ne reste que les façades extérieures. La prise en charge de l'édifice, fermé depuis plusieurs années, s'impose en raison du danger imminent sur les citoyens. Selon une source locale, la wilaya déléguée de Bab El Oued aurait adressé dernièrement une correspondance à l'APC pour exiger sa réhabilitation.
«Il est impossible de prendre en charge la structure pour la seule raison qu'elle ne fait pas partie du patrimoine communal. Nous ne pouvons pas débourser un centime. C'est contraire à la réglementation», signale notre source qui met néanmoins en avant le danger qui menace la population. Une décision avait été prise du temps du Gouvernorat du grand Alger (GGA) pour faire de l'édifice un espace culturel. «Un représentant de l'ambassade américaine s'était présenté à l'APC et avait demandé de surseoir à l'opération. Il nous a demandé de contacter le représentant des juifs d'Algérie, Roger Saïd en l'occurrence, avocat à Blida. Ce dernier, mort récemment, était prêt à laisser se réaliser le projet à condition de respecter la propriété initiale. Le projet n'a pu se faire», relève notre interlocuteur.
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