El-Oued - A la une

La clémence provient de l'Eternel



Une anecdote nous vient à l'esprit, concernant la rigueur d'un juge du siège brun, Abdelhamid Bourezg, qui bossé à El Harrach, à Bir Mourad Raïs, à Bab El Oued (cour d'Alger), avant d'être promu et muté à Boumerdès, puis Djelfa, continuer à servir proprement la justice. L'anecdote s'était déroulée au tribunal d'El Harrach, il y a de cela une quinzaine d'années: le juge avait en face de lui un jeune travailleur égyptien, salement inculpé de trafic de devises! Les débats s'étaient déroulés normalement jusqu'au réquisitoire du procureur de la République, qui a requis une forte sentence et une aussi forte amende. C'est alors que l'￾Egyptien prit la parole pour réclamer l'indulgence du tribunal et... L'inculpé n'ira pas plus loin, car le président Abdelhamid Bourezg l'arrêtera net: «Inculpé, vous réclamez la clémence du tribunal. Bien, et je suis entièrement d'accord avec vous, sauf que la clémence est du ressort d'Allah! J'ajoute en outre, que si vous alliez être condamné à une peine, comme celle réclamée par M. le procureur, vous n'auriez rien à dire car la loi est la même que chez vous, en Egypte-soeur! Vous voyez donc que vous êtes pratiquement chez vous! Alors n'ayez aucune crainte quant à l'impartialité de ce tribunal!»,annonça Bourezg, très à l'aise, ce lundi! Le détenu étranger ne dit mot, car il venait de réaliser que les sentiments n'ont pas de place chez nos juges, et donc, notre justice!
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