
Pour ne citer que le cas de la capitale, une source policière bien informée a fait part de l'instruction donnée par le wali d'Alger en date du 21 août aux services de sécurité compétents pour l'éradication de 150 marchés informels dont ceux des communes de Bab El Oued, Belouizdad, El Harrach, Bachdjarah, Bab Ezzouar et Douéra. D'après la même source, la décision de lancement d'une telle opération a été prise suite aux multiples actions de protestation observées dernièrement par les citoyens, notamment les riverains de ces communes. A Belouizdad comme à Bachdjarah, les habitants se sont mobilisés pour exprimer leur ras-le-bol face aux désagréments causés par les vendeurs « informels » qui ont drainé dans leur sillage beaucoup de délinquants. Selon notre source, la décision de la wilaya a été également motivée par le refus de ces vendeurs de s'installer dans des endroits que certaines communes leur ont aménagés, comme c'est le cas à Bachdjarah. L'opération d'éradication a été déjà enclenchée au niveau de Bab El Oued. Le ministère du Commerce avait recensé quelque 765 sites de commerce informel à fin mars 2011 à travers le pays dans lesquels activent plus de 75.000 commerçants occasionnels. Ce chiffre a été revu à la hausse, notamment durant le mois de ramadhan, selon l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Face à cette prolifération, l'Etat enregistre des pertes importantes estimées, en 2011, à plus de 10 milliards d'euros par an. Le ministre du Commerce a fait savoir également lors d'une sortie médiatique que durant les trois dernières années, les transactions sans factures ont été évaluées à 155 milliards de dinars, soit un peu plus d'un milliard d'euros.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wassila O H
Source : www.horizons-dz.com