
L'ONA entame sa quinzième année d'existence avec la noble ambition de s'agrandir davantage.Au bout de 14 ans d'activité, l'Office national d'assainissement (ONA) tend à s'agrandir davantage en s'orientant vers la création de trois filiales dès cette année. Cette entreprise publique veut renforcer sa vocation à la fois de prestataire de services et de travaux. L'une des filiales se chargera d'ailleurs de conduire et réaliser les travaux en relation avec les métiers de l'assainissement, mais aussi ceux liés à l'engineering.L'autre filiale portera sur la recherche et le développement, tandis que la troisième se collera la mission de la promotion de l'intégration nationale en rapport avec l'assainissement. Ce projet de filialisation ? en attente des accords pour être soumis à l'approbation du conseil d'orientation et de surveillance de l'ONA et, ensuite, à la tutelle ? aura ainsi marqué le début d'une nouvelle ère. Le projet offre à l'ONA une forte présence dans certains segments de son activité, dont les travaux, grâce à sa prochaine filiale Handassa.Cette filiale projette, au bout de deux années d'activité, de générer un chiffre d'affaires de 6 milliards de dinars, un taux de profitabilité de 1,8 milliard de dinars, enrichi d'une économie de devises correspondant à une contre-valeur estimée à un milliard de dinars. L'objectif n'est point des moindres. Le chiffre d'affaires du centre de recherche, appelé à être le noyau dur de la filiale BAHT, devrait culminer à plus de 100 millions de dinars, tandis que la valeur ajoutée de la filiale ONA/Indimej consiste à faire valoir la production nationale comme substitutif à l'importation d'équipement.Bilan !L'ONA entame ainsi sa quinzième année d'existence avec cette noble ambition de s'agrandir davantage, au moment où bon nombre d'entreprises publiques peinent à se libérer du joug de l'assistanat. Karim Hasni, directeur général de l'ONA préfère fêter le 14e anniversaire de son entreprise en faisant un flash-back sur le bilan de ces quatorze années. Le bilan physique de l'activité de l'ONA fait ressortir un important développement horizontal et de l'investissement.Le nombre des STEP (stations d'épuration) est passé de 46 en 2007 à 109 en 2014, tandis que le nombre des stations de relevage a grimpé à 353 en 2014 contre seulement 191 en 2007. Le nombre des communes intégrées au réseau ONA s'élevait à 874 en 2014, contre 573 en 2007. L'ONA prévoit de rattacher à son réseau l'ensemble des communes (1418) à fin 2015. Figurent à son actif également les deux mégaprojets d'El Oued et de Ouargla qui consiste à doter les deux villes d'un réseau d'assainissement fiable et un système de lutte contre la remontée des eaux.Grâce à son projet de filialisation, l'ONA nourrit également l'objectif de libérer financièrement l'activité assainissement de celle de l'eau. Le projet de filialisation devrait consacrer la vocation de prestataire de services de l'ONA. Le chiffre d'affaires de sa filière travaux a cru à 763 millions de dinars en 2014, soit 21% du chiffre d'affaires global. La filialisation de cette ligne de métier «travaux» devrait générer, à moyen terme, un chiffre d'affaires de 5 milliards de dinars.De la gestion déléguéeKarim Hasni, directeur général de l'ONA que nous avons rencontré lors d'une réunion-bilan, est revenu également sur la gestion déléguée de l'eau en niveau des grandes agglomérations urbaines. A ce sujet, M. Hasni reconnaît que le contrat ADE/ONA/Suez Environnement a été «globalement positif au regard de la distribution H24 et de la qualité de l'eau produite». Cependant, certaines fragilités sont à relever, dont «la disponibilité des ressources et la vulnérabilité du H24 qu'il faudra impérativement sécuriser». Pour lui, le contrat a été également moins positif en matière de transfert du savoir-faire, de l'économie d'eau et de l'optimisation des coûts et charges.Le contrat SEOR-Agbar pour la wilaya d'Oran s'est soldé par des résultats acceptables, tandis que le contrat Seata-Gelsenwasser pour la gestion déléguée de l'eau de la wilaya de Annaba et d'El Tarf n'a pas abouti aux résultats escomptés, d'après Karim Hasni. Ce dernier estime qu'après cette expérience, l'option pour une assistance technique ciblée et restreinte semble irréversible.Interrogé sur les rumeurs invoquant son remplacement à la tête de l'ONA, M. Hasni a indiqué qu'il avait eu vent de ces informations et que deux candidatures ont été proposées pour son remplacement. Cependant, il juge que la méthode utilisée est peu orthodoxe. «On aurait dû m'informer par la voie légale, au lieu de créer cette ambiance d'incertitude et de malaise au niveau de l'entreprise. Maintenant que mon bilan peut parler pour moi, je m'attends à une promotion, autrement toute autre action serait un limogeage déguisé», souligne-t-il.Au niveau de l'entreprise, la situation tourne au désarroi chez les travailleurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Titouche
Source : www.elwatan.com