
La situation d'apocalypse vécue par les citoyens dans plusieurs wilayas du pays, notamment la capitale, démontre que le douloureux épisode de Bab El Oued n'a pas servi de leçon aux pouvoirs publics. Les pluies ont enseveli des quartiers, voire des villes entières sous les eaux et les autorités n'ont pu que constater les dégâts. Le scénario est le même, l'alerte donnée par les services de météorologie à travers un bulletin météo spécial (BMS) ont laissé indifférents les responsables qui ne se sont pas inquiétés des conséquences qui pourraient découler des pluies diluviennes, conséquences qui étaient même inéluctables vu que les prévisions ont donné lieu à un BMS. Comme en novembre 2001, quand l'avertissement de l'Office national de météorologie n'a pas été pris en compte, tous ceux qui ont suivi depuis cette date mémorable n'ont pas donné, non plus, lieu à la mise en place immédiate de dispositifs de dégagement des voieries, celui-ci n'étant pas effectué régulièrement. L'hécatombe provoquée par les inondations de 2001 aurait dû rester comme un déclic pour la mise en 'uvre de toutes les mesures nécessaires pour faciliter l'évacuation des eaux pluviales et du Plan Orsec. Mais la réalité est toute autre, les constats établis au lendemain des intempéries qui se sont succédées et qui ont donné été précédées de bulletins spéciaux démontrent qu'on continue à réagir après coup et que le bricolage fait office de gestion, notamment en ce qui concerne les municipalités. L'indigence des pouvoirs publics est l'irresponsabilité des responsables a sauté aux yeux lorsque, en novembre 2001, les eaux en furie ne trouvaient pas d'issues et qu'elles ont charrié des vies humaines avant de se déverser dans la mer. Aujourd'hui, si les dégâts sont minimes -si on peut s'exprimer ainsi- par rapport à la tragédie de Bab El Oued, il n'en demeure pas moins que ceux-ci pourraient être évités à chaque fois, durant les intempéries. Cette fois-ci encore, des dommages ont été provoqués par des précipitations atmosphériques dont l'importance avait été annoncée par les services météorologiques à l'intention des autorités compétentes en la matière. Mais la compétence proprement dite n'y était pas. L'obstruction des avaloirs a, encore une fois, été à l'origine d'inondations et a été évoquée par le directeur général de la Protection civile dont les éléments ont eu fort à faire, l'exemple de la capitale dont les routes sont restées bloquées mardi dernier est à retenir. Il est vrai que l'incivisme des citoyens est à déplorer ' nous avons maintes fois dénoncé l'attitude qui consiste à se débarrasser de ses déchets jusque dans les bouches d'égouts ' mais le travail des communes laisse fortement à désirer, le nettoiement relève du luxe. Le laisser-aller est général, le bâclage est tel que les câbles téléphoniques et ceux d'Internet se noient à chaque fois, ce qui provoque l'isolement des citoyens. Tout comme le tramway qui est immobilisé au milieu des eaux à chaque fois que les pluies sont abondantes. Le pire est que le scénario se répète, comme s'il n'existait aucune solution qui lui dégagerait définitivement la voie et qui lui permettrait de circuler qu'il vente ou qu'il neige.
R. M.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachida Merkouche
Source : www.latribune-online.com