El-Oued - A la une

L'informatisation qui se fait désirer



Retard - Plus de quatre ans après le lancement du projet, plusieurs communes sont toujours dépourvues de moyens technologiques à même de faciliter la tâche aux employés.
Jeudi 10 avril 2008, l'actuel ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, alors ministre délégué chargé des Collectivités locales, avait annoncé que l'achèvement du projet d'informatisation de l'état civil était prévu pour fin 2009. «Nous allons vers la généralisation de l'utilisation de la numérisation des actes et registres de l'état civil, avant la fin de 2009», avait-il affirmé, en marge d'une séance de questions orales au Conseil de la nation.
L'on se rappelle de cette fameuse opération pilote, financée par l'Union européenne, effectuée dans les communes d'Hydra, de Bab El Oued et d'Oran, en 2008. Une première opération, qui devait être généralisée à l'ensemble des 1 541 communes du pays en l'espace d'une année.
Il est vrai que plusieurs collectivités locales ont été, jusque-là, dotées de matériel informatique, mais d'autres services d'état civil continuent, de nos jours, à fonctionner avec les anciennes méthodes.
Et c'est là que les erreurs se produisent le plus souvent, car le même nom se trouve, parfois, écrit de différentes manières par différents agents. Si les noms et prénoms étaient mis dans des fichiers informatiques, les erreurs ne pourraient plus se répéter, car il suffirait à l'agent d'introduire un code pour imprimer directement le document exigé. «C'est malheureux qu'en 2013, on continue à utiliser le stylo pour établir des documents de l'état civil. On est pourtant à quelques kilomètres d'Alger. Nous sommes obligés de dicter aux agents la façon de rédiger les nom et prénom afin de ne pas retomber dans des erreurs commises par le passé et qui nous ont coûté trop cher», témoignent certains citoyens de Médéa, Laghouat et Blida, indiquant que la plupart des antennes administratives ne sont pas dotées de matériel informatique.
Plus de quatre ans après le lancement du projet, il semble que l'informatisation des registres de l'état civil risque encore de durer, au grand dam des citoyens.
Les multiples protestations organisées par les employés des communes, ces derniers temps, réclamant des salaires plus conséquents et un statut particulier, renseignent également sur le malaise que vit cette catégorie de fonctionnaires, qui réclament également l'amélioration des conditions de travail.
C'est dire que le problème des erreurs de transcription ne peut être résolu que par une modification profonde du mode de fonctionnement des services de l'état civil aussi bien sur le plan humain que matériel, surtout que toute bavure est payée cher par de simples citoyens, déjà soumis à plusieurs autres pressions dans leur vie quotidienne.
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