Selon le premier responsable du secteur, ces mesures visent à augmenter la production nationale et à créer des emplois productifs durables.
De nouvelles mesures en matière d'agriculture ont été annoncées dernièrement par l'Etat. Elles visent à faciliter l'investissement agricole pour les jeunes dans le Sud et dans les zones des Hauts-Plateaux. C'est ce qu'a affirmé, hier, Rachid Benaïssa, ministre de l'Agriculture et du Développement rural sur les ondes de la Radio nationale. «Notre volonté est d'augmenter la production nationale et créer des emplois productifs durables en mettant des terres à la disposition des jeunes, notamment au niveau de certaines régions pour qu'elles participent effectivement à la sécurité alimentaire nationale», a-t-il souligné, tout en expliquant que ces zones représentent un potentiel important. «Nous avons une marge de progrès énorme et nous voulons que ces zones participent encore mieux à l'amélioration de la production nationale. Les wilayas du Sud ont participé en 2012 à 18.3% de la valeur de la production nationale, notamment El Oued et Biskra, suivies d'Adrar et Ghardaïa. Ces régions peuvent faire nettement mieux», a assuré M.Benaïssa. Selon lui, les dernières mesures visent à alléger les procédures administratives tant que tous les autres fondamentaux sont réglés, à savoir le financement et l'accès au foncier.
Il a expliqué que «la solution de la problématique du foncier a commencé en 2008 avec la promulgation de la loi foncière qui a consacré le mode de concession comme outil nécessaire de gestion des terres de domaines privés de l'Etat, une autre loi en 2010 qui a codifié les modes d'accès aux fonciers suivis par une série de mesures pour sécuriser les agricultures qui sont en place au nord et au sud du pays». L'actuel objectif dans le Sud est de doubler la superficie des terres agricoles dans le pays à moyen terme. «L'objectif global pour les régions du Sud, c'est d'arriver à un million d'hectares irrigués», a-t-il indiqué en citant qu'à Ouargla, ils ont déjà identifié 350 000 hectares. «Si nous arrivons à atteindre cet objectif, qui est difficile à faire, on va doubler la superficie qu'on a aujourd'hui à travers tout le pays, qui est d'un milliard d'hectares irrigués.», estime M. Benaïssa. Pour lui, la question qui se pose aujourd'hui est de renforcer les capacités humaines et introduire plus de technologie au niveau de l'agriculture, «seul moyen d'augmenter le rendement et d'assurer une durabilité d'une dynamique de développement». Ainsi, un encadrement est offert à ceux qui souhaitent s'engager dans l'agriculture, mais qui ne peuvent pas s'engager par eux-mêmes. C'est dire en plus de la concession des terres agricoles, les jeunes du Sud seront accompagnés et formés gratuitement, en plus, ils bénéficieront d'une rémunération durant toute la phase de l'accompagnement en fonction de l'activité qu'ils auront à faire dans l'entreprise.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wafia ADOUANE
Source : www.lexpressiondz.com