El-Oued - Revue de Presse

Intempéries mortelles



Chaque année durant la saison des pluies, l'Algérie compte ses dégâts, aussi bien matériels qu'humains. Cela devient immuable et l'on semble attendre la catastrophe comme si c'était une fatalité, une malédiction. De fait, quand il y a des inondations, l'on compte ses morts et ses dégâts matériels. Ensuite, l'on agit pour parer au plus pressé et c'est forcément le rafistolage, le replâtrage' forcément le provisoire qui va durer dans le temps. On n'en tire pas une ou des leçons devant servir, sinon à éviter ce massacre, du moins à en diminuer le gros, le maximum. Chaque année, vienne juste un crachin (même pas une ondée, une giboulée ou une averse) et voilà des habitats, précaires ou pas, qui s'écroulent, tuant leurs occupants ; des routes qui sont défoncées, coupées ; des ponts qui s'effondrent, avec tout ce que cela cause comme accidents mortels ; des éboulements de terrain ; des cités voire des villes qui sont transformées en bourbiers ; la bonne terre ou le limon qui s'en vont en pure perte à la mer... Oui, à voir les paysages désastreux après une averse, on pourrait croire que tout est fait de manière aléatoire, que c'est du provisoire (encore lui) et en plus par des gens qui n'ont rien à voir avec les travaux publics, l'hydraulique, enfin avec la technologie.D'aucuns constatent qu'on n'ouvre pas des routes en Algérie, on creuse plutôt des lits d'oued et les eaux de pluie s'y engouffrent naturellement, puis en débordent pour emporter tout sur leur passage. Mais où sont nos planificateurs, nos ingénieurs des travaux publics, nos hydrauliciens, etc. ' On dirait qu'on ne les laisse pas travailler, du moins avec le bagage qu'ils ont acquis à l'école. Evidemment, on ne leur fait pas l'injure de dire qu'ils ne savent pas travailler.Vrai, les éléments de la nature sont imprévisibles, ou la force de la nature est imposante, insurmontable, mais ce n'est nullement une raison pour fermer les yeux et laisser mourir des gens. Dans plusieurs villes, si l'on relève l'absence d'avaloirs, de bassins d'orage, comme dirait le spécialiste, de rigoles pour juguler les eaux de pluies, les crues dans d'autres, pis encore, leur installation ne sert absolument à rien, puisque les eaux se promènent à même la chaussée et le trottoir et pénètrent dans les maisons. L'on se rappelle les inondations de Bab El Oued, celles de Ghardaïa et bien d'autres encore, et ce, pour ne citer que celles qui sont récentes. Au fait, y a-t-il des spécialistes, ingénieurs et autres techniciens versés dans le domaine, dans les entreprises chargées de construire des routes ' Si, oui, pourquoi généralement cela n'est-il pas bien fait ' Parce que l'on grappille sur tout et qu'il y a de la corruption là-dessous.
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