El-Oued - A la une

Instantané



Instantané
Les administrés d'Alger, à l'instar de ceux des autres wilayas, se mettent dans l'ambiance des préparatifs de la fête de l'Aïd El Adha. Dans la foulée, les pouvoirs publics se sont mis à l'?uvre pour fixer les sites dédiés à la vente de l'espèce ovine, en invitant encore une fois les maquignons à ne pas déroger à la règle, celle de s'abstenir de faire main basse sur les endroits qui échappent à l'autorité vétérinaire, causant de fait des désagréments aux riverains et conférant à la cité un décor où bottes de foin, crottes de mouton, rémouleurs et revendeurs d'attirail d'accessoires de circonstance se disputent l'espace urbain. Ainsi, la wilaya a mis à la disposition des revendeurs 119 sites avec une armada de veto mobilisés pour la circonstance.Au-delà de ce dispositif mis sur place, il y a les indomptables qui meublent avec leurs cheptels des lieux indûment sans que les autorités communales bronchent. Ces récalcitrants, qui conquièrent places et placettes, n'en ont cure de transformer la médina en une grande étable à ciel ouvert, au moment où d'autres écoulent, sans bourse délier, les «ruminants» qu'ils parquent dans des garages, appentis et autres cagibis. Cela leur permet de tirer de substantiels dividendes.Ils ne sont pas près de louper ce filon d'or, quitte à fouler la réglementation qui, chaque année, vient les rappeler à l'ordre. Vainement. Bien que les services de la wilaya aient instruit les 57 municipalités qu'elle chapeaute de consentir l'effort pour enrayer ces mercantis, créateurs de points de vente anarchiques, le remugle emplit la cité au milieu de cafouillis urbain et suburbain. Diantre ! C'est à la limite de l'ubuesque. Cela prête à rire à gorge déployée.A croire que le premier magistrat de la commune, qui est loin de gérer les anomalies constatées dans la voirie du territoire qu'il gère (éclatement de canalisations d'eaux usées, fange qui s'amoncelle dans les rues et ruelles, trottoirs fracassés avec tripes en l'air, monticules d'ordures qui jalonnent la cité de jour comme de nuit,...), a les coudées franches pour fermer les locaux de vente de moutons en ces jours précédant le 10 de dhou el hidja, jour du nahr (sacrifice) !Vraiment, cela fend le bec de voir des édiles patrouiller à Bab El Oued, Oued Koriche, Bouzaréah, Chéraga, Belouizdad, remettre des PV de fermeture aux vendeurs invétérés. Cela était exécutable à l'époque du garde-champêtre, qu'on appelait trivialement échambite, cet auxiliaire de la municipalité dissuasif qui, seul, avait force de loi pour remettre les réfractaires à leur place.


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