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Inondations dans la capitale



Inondations dans la capitale
Sur une soixantaine de sites inondables, une dizaine de points noirs résistent.Le fait que plusieurs quartiers dans la capitale se transforment en une gigantesque mare dès la tombée des premières pluies n'est plus aujourd'hui un fait nouveau. La preuve est que les inondations qui submergent les quartiers et les eaux qui pénètrent jusque dans les maisons sont attendues dès la moindre averse. Pis encore, cette situation calamiteuse n'alerte plus personne, encore moins les responsables locaux.La dernière, très grave d'ailleurs, date de seulement quelques jours.Plusieurs quartiers se sont transformés en quelques heures seulement en de gigantesques mares d'eau, plongeant les habitants dans les souvenirs amers des inondations de Bab El Oued de 2001. Durant ces 14 longues années, beaucoup d'efforts ont été consentis par les autorités locales, mais sans pour autant lever le danger ou encore éradiquer les points noirs automatiquement inondables dans la capitale. «C'est grave, s'emporte Omar, résidant au boulevard Hassiba Ben Bouali.La route Moutonnière a toujours fait l'objet d'inondations, notamment au niveau de l'avenue de l'ALN, pourtant aucune mesure n'a été prise pour éviter que ce cauchemar ne se reproduise à chaque saison hivernale». Rappelons que cet axe névralgique de la capitale a été inondé, causant une paralysie du trafic routier. Il en est de même pour les autres points noirs connus par les Algérois et les responsables locaux, à savoir la rue de Tripoli, la station de dessalement d'Hussein Dey et le nouveau point noir : le centre-ville de Bir Mourad Raïs.Pour le directeur des ressources en eau, Smaïl Amirouche, les efforts consentis dans ce sens ont donné leurs fruits. «Sur une soixantaine de points noirs recensés au niveau des différentes communes d'Alger, il n'en reste aujourd'hui qu'une dizaine. Au niveau de l'avenue de l'ALN, nous avons lancé un projet de réalisation de nouveaux avaloirs et collecteurs pour régler ce problème définitivement», explique-t-il. Selon ses propos, le phénomène des inondations est presque impossible à juguler sauf dans les pays où il ne pleut pas.Toutefois, il ne nie pas la présence de facteurs aggravants, à savoir les chantiers ouverts un peu partout dans la capitale relatifs à des projets liés aux secteurs des travaux publics, des eaux et de l'assainissement. «Même si nous lançons des projets pour réduire les risques d'inondations, nous ne pourrons pas arriver au risque zéro. A l'instar de plusieurs pays développés, nous investissons énormémént dans les systèmes de prévention et d'alerte. Un investissement lancé depuis 10 ans et qui risque encore de durer dans le temps», conclut-il. Entre-temps, une chose est sûre : les habitants de la capitale ont les pieds dans l'eau de la mer en été et dans l'eau boueuse en hiver.


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