Chaque disparition provoque une réaction différente. Certains départs suscitent soit de la peine, soit de la colère, soit de l'amertume, soit des interrogations. Il y en a que l'on apprend par ses amis ou ses voisins et il y a ceux qui font les unes de journaux, qu'il s'agisse de personnalités locales ou étrangères. Des personnalités qui marquent, d'une manière ou d'une autre, nos vies et quittent ce monde sur la pointe des pieds, discrètement, et sans faire de vagues. De celles-là, il arrive à chacun d'entre nous de parler, sans trop en faire pour autant, avec compassion et respect. Et il y a ces autres dont la seule évocation renvoie, impérativement, à un passé et une actualité dont on préfèrerait pouvoir faire l'économie. Ne rien évoquer de ces années que l'on a du mal à digérer, même si l'on se dit que le pire est passé et que ressasser les évènements douloureux qui ont marqué le passage de quelques personnages détestables qui, au cours de leur règne, se seront arrangés pour n'être jamais au bon endroit au bon moment.Le décès récent de Jacques Chirac avait, lorsque les honneurs lui avaient été rendus, réveillé en moi le triste souvenir des inondations de 2001.
Des personnes merveilleuses, dont des médecins, qui exerçaient à l'hôpital Maillot, à Bab-El-Oued, avaient étaient emportées par les crues et plongé des familles entières, pour ne pas dire le pays tout entier, dans un abattement difficilement surmontable.
L'ex-Président français, alors en exercice et en visite officielle à Alger, s'était rendu sur les lieux dévastés, accompagné d'un Bouteflika plus penaud qu'affecté. Il se trouve que je me suis trompée dans les dates qu'un lecteur tatillon a tenu à corriger. Ce qui me donne l'occasion de revenir sur les faits en question. L'objet de la chronique en question n'était pas tant de rappeler la date du drame, mais l'humiliation supplémentaire infligée alors par leur Président aux Algériens.
Une tragédie qui, au lieu d'influencer, dans le bon sens, l'attitude de Bouteflika, a, au contraire, accentué sa mauvaise humeur à l'égard de celles et ceux dont il n'a jamais douté qu'ils ne le méritaient pas comme chef d'Etat.
M.?B.?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Malika Boussouf
Source : www.lesoirdalgerie.com