Distance - Nos députés, en revanche, n'ont rien à devoir à leurs électeurs pour la bonne et simple raison qu'ils ne les connaissent pas. A part quelques exceptions, les uns ignorent les autres et vice-versa .
Aucun Algérien n'a une idée précise de son député. Pour s'en convaincre il suffit de demander à n'importe quel citoyen de votre entourage de vous donner le nom de son député. Il vous répondra qu'il ne le connaît pas. Demandez-lui de vous dire le nom du maire, surtout s'il dirige une grande ville comme Oran, Alger ou Constantine, il vous répondra qu'il ne le connaît pas non plus. C'est la preuve que nos compatriotes sont quasiment déconnectés de leurs représentants et tout particulièrement de leurs députés. Et pour cause, les formations politiques, au cours de leur campagne législative n'orientent leur effort que pour vanter les mérites de leur organisation ou pour vilipender le pouvoir et rien sur les hommes appelés à défendre leurs couleurs ou à peine. Les députés aujourd'hui doivent leur élection non pas à leur mérite mais à l'ancrage de leur parti uniquement. C'est la raison pour laquelle ils lui doivent tout et n'ont de compte a rendre qu'à lui. Le système est tellement pervers que nous avons actuellement une Chambre de députés dont le seul souci est de lever les mains pour approuver ou pour contester tel ou tel amendements selon les directives de leur formation.
Aucun lien n'est tissé entre eux et leurs électeurs supposés dans la mesure où ils ont d'autres priorités. Nous n'avons jamais vu par exemple un député sur les lieux d'un drame naturel comme les inondations de Bab el-Oued ou le séisme de Boumerdès, apporter aide et secours aux victimes ne serait ce qu'à titre symbolique. Nous n'avons jamais vu un député prendre la tête d'un cortège de manifestants qui réclamaient leurs droits. Nos députés ont mieux à faire. Ils gèrent leurs carrières et préparent leurs retraites. Lorsque l'Assemblée doit discuter d'un sujet ardu et complexe comme le budget, l'hémicycle est généralement clairsemé, mais quand elle décide de porter à son ordre du jour la hausse des émoluments des députés, la salle est pleine à craquer. Outre son salaire, ses frais de mission, sa prise en charge et son transport, un députe coûte cher à l'Etat. Trop cher. Mais pour quelle finalité puisqu'il ne sert que les intérêts de son parti '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com