
L'APC refuse de prendre en charge le curage d'un ouvrage d'art qui charrie les eaux pluviales.Un ouvrage d'art charriant les eaux pluviales s'est transformé en parcours fangeux, à cause du laisser-aller des services d'hygiène de la commune, qui ne jugent pas utile de le désobstruer. La sécurité et la salubrité publiques se trouvent menacées dans la commune de Bologhine. Depuis plusieurs années, les habitants de la rue Omar Benaïssa, notamment ceux résidant aux numéros 60, 62 et 64, qui sont dans le voisinage immédiat du lit des eaux pluviales et donc exposés à une situation sanitaire déplorable.«A maintes reprises, nous avons alerté les autorités communales pour entreprendre des opérations de traitement, d'entretien et de curage dudit ouvrage d'art (dit El Oued), mais nos griefs butent contre l'indifférence des responsables du service Environnement et hygiène de la mairie», disent, outrés, les riverains, qui ne comprennent pas pourquoi l'APC refuse de prendre en charge le nettoyage du lit des eaux pluviales, qui plus est relève de sa compétence.En effet, ces habitants font face à un véritable problème d'insalubrité publique, généré par des tonnes de gadoue qui jonchent le lit d'eaux pluviales. Outre le risque d'un incendie qui peut se déclencher à tout instant, au regard des objets en plastique et autres produits inflammables qui obstruent le parcours de l'ouvrage public, les riverains pâtissent, surtout à l'approche des grandes chaleurs, des odeurs pestilentielles qui nuisent à leur vie courante.«On a beau saisir par courrier les services d'hygiène et de l'environnement de l'APC de Bologhine sur ce cas de santé publique, mais nos griefs restent lettre morte», fulminent des riverains, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Et de préciser : «Si autrefois, le nettoiement de ce réseau d'assainissement se faisait régulièrement, présentement, les services de l'APC font montre d'incurie, voire d'un abandon total de cette tâche qui leur échoit.Le responsable du service d'hygiène de la commune, qui est un élu, fait la sourde oreille, sinon se défausse sur les EPIC de wilaya.» Nous avons tenté de prendre langue avec lui, mais il se contente de réponses évasives. «Nous sommes occupés par les élections et puis, il ne nous appartient pas d'entretenir l'ouvrage d'art», éructa-t-il, il y a deux mois. L'élu nous refilera cependant son numéro de téléphone et promet de régler le problème dans les jours à venir.Depuis, la promesse, disent les riverains, n'a jamais été tenue. L'élu-gestionnaire de la commune ne donne pas suite et se plaît à envoyer valdinguer les plaignants qui ne baissent pas pour autant les bras, en adressant un énième courrier aux services concernés de l'APC et à la circonscription de Bab El Oued. Là encore, aucune réponse. Aussi bien l'administration communale que celle de la daïra semblent «occupées», sinon aux abonnés absents, ne jugeant pas utile d'intervenir ni de répondre aux préoccupations des citoyens.Plus grave encore, soutiennent les riverains, «il subsiste le risque sanitaire», celui des maladies à transmission hydrique (MTH), auquel ils sont exposés. Des interrogations cependant se posent. A qui incombe la responsabilité d'entretenir un ouvrage public ' Les autorités communales ou les Epic de wilaya ' Pourquoi le service Environnement et hygiène ferme-t-il les yeux sur cet état des lieux inquiétant (risque sanitaire, odeurs fétides, etc.) qui affecte le cadre de vie des citoyens ' Le maire ne doit-il pas assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique dans sa commune en vertu de ses pouvoirs de police générale 'Ainsi, chaque service se lave les mains et les prérogatives de chacun des Epic de voirie sont mal définies. «Les services d'hygiène de l'Apc se déchargent, au même titre que Asrout ou Netcom de leur besogne quant à la prise en charge en matière de curage de cet ouvrage public», tempêtent les habitants, qui interpellent le wali, M. Zoukh, à responsabiliser une fois pour toutes les services compétents auxquels est assignée la mission d'assainissement et d'entretien de cet ouvrage d'art. Il n'est pas exagéré, toutefois, de souligner que la mairie sert de caisse d'enregistrement plutôt que d'autorité locale à même de prendre à bras-le-corps les doléances de ses administrés. Ce qui ne reste pas moins désolant.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Tchoubane
Source : www.elwatan.com