El-Oued - A la une

Grâce au déstockage, à l'importation et aux produits de saison



Grâce au déstockage, à l'importation et aux produits de saison
Les prix affichés dans les étales des marchés de la capitale indiquent une baisse sensible des prix de plusieurs produits alimentaires de large consommation, après une hausse touchant mêmes des denrées subventionnées par l'Etat.La mercuriale commence à se stabiliser. Les prix de la pomme de terre, de l'ail, de la tomate, de la farine, des bananes et de la fraise?, connaissent une baisse sensible, dans plusieurs marchés d'Alger, par rapport au premier trimestre de l'année en cours. La pomme de terre est affichée de 55 à 80 Da, alors qu'elle était cédée à plus de 100 DA. L'ail est vendu entre 130 à 270 DA, alors que l'oignon est à 55 Da. Les carottes, poivrons et aubergines dépassent la barre de 120DA. La banane passe à 350 Da et la fraise a atteint 120Da. Rencontrée à l'ancien Souk el Fellah de Bab El Oued, hier, après avoir été interrogée, Fatma-Zohra jeune mère de famille a estimé que «les prix de la pomme de terre et de la tomate à titre d'exemple ont, certes, baissé, mais elle trouve que ça reste encore cher». Sofiane, un fonctionnaire à la retraite a expliqué qu'il fait quotidiennement ses courses dans ce marché, puisque les prix «sont abordables par rapport à d'autres marchés». Il a par la suite, remarqué que cette baisse des prix, enregistrée depuis le début de la semaine, est «essentiellement due à l'arrivée sur les marchés de gros des produits de saison, comme c'est le cas pour les pommes de terre et de l'ail qui a frôlé la barre de 2500Da». Pour Lamia, femme au foyer, rencontrée au marché Nelson dans la même commune, a indiqué : «ici, les prix sont toujours élevés à mon sens, en raison de la qualité du produit exposé sur les étales». Cependant, elle n'a pas caché son appréhension de voir les prix monter à l'approche du mois de Ramadhan. «La pomme de terre est cédée à 75 Da, mais ce qui m'inquiète le plus, c'est que les produits consommés largement par les Algériens, connaissent une pénurie à la veille du Ramadhan». Le marché de l'ex-Rue de Chartre dans la basse Casbah, grouillée de va-et-vient. «C'est ici que j'achète le poulet de bonne qualité. Son prix est entre 280Da à 350 Da», nous a indiqué une dame d'un certain âge, alors que sa fille a estimé que «les prix de la viande blanche et de la volaille augmenteront, certainement à l'approche de l'été et de mois sacré». Pour le jeune Amine vendeur de fruits, il a affirmé que «le prix de la banane a baissé, après que les pouvoirs publics ont délivré des licences d'importations, idem pour celui de la fraise qui est en constante baisse, vu qu'il a atteint 120 Da, en attendant l'arrivée de la récolte de Skikda».D'autres baisses attenduesIl faut croire alors, que les mesures prises par les commissions mixtes des autorités compétentes, à savoir, le ministère du Commerce, de l'Agriculture et des Finances commencent à donner leurs fruits.En effet, ces trois départements se sont engagés à mettre un terme aux spéculateurs et aux opérateurs économiques nuisant à la sécurité de l'économie nationale et la paix sociale par ces dépassements. Plusieurs opérations de contrôle de chambres froides de stockage de produits agricoles ont été opérées par les commissions mixtes au niveau de plusieurs wilayas du pays, suite auxquelles plusieurs dépassements ont été signalés, alors que le ministre du Commerce par intérim Abdelmadjid Tebboune avait annoncé des mesures restrictives à l'encontre de ces fraudeurs. Pour lutter efficacement contre ces pratiques spéculatives dans les régions du pays, un déstockage de 150 tonnes de pomme de terre, a été établi récemment. De son coté, le directeur général de l'ONILEV, M. Sahraoui Benallal, avait déclaré le 04 avril, la commercialisation de la pomme de terre qui sera à partir de 40 Da, au niveau de la capitale dans un premier temps. Cinq points de vente lui seront consacrés. Il s'agit du Palais des expositions, d'Aïn Bénian, de la place du 1er Mai et deux points à Bab Ezzouar. Pour sa part, Réda Badrani, vice-président de l'UGCAA a estimé que cette baisse est due à l'arrivée sur les marchés «des produits de saison» . «Les fraudeurs ont, donc, préféré déstocker leurs tubercules, pour éviter les pertes», a-t-il souligné. Selon lui, bientôt les prix de la pomme de terre seront, selon la productivité, «cédés entre 35 à 40 DA chez le détaillant».Pour l'ail, il est toujours vendu entre 130 et 150 DA, vu que les pouvoirs publics n'ont toujours pas débloqué des licences d'importation, en raison de la disponibilité du produit local. Badrani a par la suite, salué le rôle des commissions mixtes engagées pour lutter contre la spéculation, et a appelé le consommateur à bannir les habitudes d'achats abusifs.
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