El-Oued - Revue de Presse

Gnawa Diffusion contre les USA



Avec des textes qui chantent l?engagement social et la liberté, un brassage musical fort coloré - musique africaine, reggae, rap et ragga -, avec une fusion d?instruments modernes et anciens (guembri, banjo, kerkab, batterie, guitares, claviers, percussions africaines et orientales), Amazigh Kateb invente un monde où les frontières n?existent plus, où les familles se mêlent et les solidarités éclosent. « Les familles de sons, les familles d?opinions, les familles de sensibilités politiques, indique-t-il, par contre, cette manière de grouper les gens par groupes ethniques, par religion, par communautarisme, c?est une démarche que je combats. Il y a quelque chose d?humain qu?on est en train de perdre et la musique c?est une manière d?aller le chercher. La musique, c?est quelque chose qui fait transpirer, qui fait danser, qui donne de l?énergie. J?aime tous les sons qui viennent de l?esclavage parce qu?ils chantent la liberté. C?est vital ! ». De passage pour la première fois à Montréal, où il s?est produit samedi dernier au Medley avec ses huit musiciens, l?impénitent est venu chanter la vie des petites gens de Bab El Oued et dire les frustrations de toute une jeunesse face à un système oppressant. Mais pas seulement. Amazigh Kateb pose également un regard sans concession sur la situation en Palestine et en Irak. D?ailleurs, il en appelle à la solidarité de tous les Terriens pour combattre l?arrogance des Américains. Ce que le public montréalais a repris en ch?ur pendant une longue nuit chaude. Il faut dire que l?occasion s?y prêtait bien puisque la revue de gauche À bâbord ! fêtait son premier anniversaire et que plusieurs personnalités et militants sociaux et politiques étaient au rendez-vous. « Notre langage est en cage. Il faut le libérer », lance Amazigh Kateb, lors d?une entrevue dans sa loge. La langue de ses chansons est volontairement « rugueuse », comme il aime à le préciser : « Ce n?est pas celle de la poésie ou de la musique, c?est la langue de la rue. Il y a des tabous qui concernent le langage chez nous. J?aimerais bien qu?un jour on arrive à tout dire à nos femmes, à nos parents et à nos amis ».
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