Chaque année, à l'approche du mois sacré de Ramadhan, les spéculateurs reviennent en force et imposent leur diktat, comme ces derniers temps au moment où les citoyens avaient vécu une période très faste avec une large panoplie de produits dont les fruits et légumes en provenance de la région du Sud, notamment d'El-Oued, où des investisseurs locaux se sont lancés dans le maraîchage à grande échelle.Malheureusement, cette situation n'a pas résisté aux spéculateurs qui ont créé une rupture de ces produits prétextant leur écoulement vers les pays voisins.
Ainsi, les prix ont connu une hausse vertigineuse, comme c'est le cas de la pomme de terre. Ce tubercule nécessaire et prisé par les familles est passé de 35 à 60 dinars, pour atteindre les 65 et 70 dinars avec un net recul de la qualité.
Les belles tomates bien fermes qui se vendaient à 33 dinars ont disparu pour laisser place à des tomates de moindre qualité, cédées à 70 dinars le kilo, les concombres sont également proposés à 70 dinars, la laitue à 100 dinars les poivrons à 120 dinars, les choux-fleurs à 70 dinars, alors que les petits pois sont vendus à 120 dinars...
Pour les fruits, leurs prix se sont carrément envolés pour atteindre des seuils inaccessibles. Prenons le cas des oranges de pleine saison, elles sont passées de 100 dinars à 160 dinars, les bananes ont connu une augmentation en atteignant les 250 dinars et les fraises sont proposées à 320 dinars ; pour les pommes, les prix ne sont même pas affichés pour ne pas choquer les curieux, elles sont vendues entre 500 et 600 dinars. Quant à la pastèque et le melon, ils font partie du décor.
Les dattes ont connu une stabilité. Leurs prix sont plutôt abordables. Elles sont cédées actuellement entre 500 et 600 dinars le kilo. Ce qui a choqué le plus les ménages, c'est la viande de poulet qui était accessible aux petits ménages, avec des prix qui oscillaient entre 200 et 220 dinars, mais qui est proposée ces jours-ci à 320 dinars ; pour les viandes rouges, les clients n'osent même pas demander les prix.
Un autre produit qui fait l'objet de spéculation, c'est l'huile de table qui a disparu d'un seul coup des étals. Une situation corsée par la rumeur des prix qui ont atteint les 700 dinars le bidon de 5 litres quand on a la chance de l'acquérir. Les sachets de lait sont écoulés sous le manteau, en vente concomitante avec d'autres produits pas nécessaires pour les ménages et les sacs de semoule à 1 600 dinars les 25 kilogrammes alors que les prix sont soutenus par l'Etat. Ces pratiques qu'on croyait abolies à jamais refont leur apparition et reviennent avec force défiant toute logique.
Le ministère du Commerce et par ricochet les directions de contrôle des prix sont plus que jamais interpellés.
Moussa Chtatha
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moussa Chtatha
Source : www.lesoirdalgerie.com