
La responsabilité des autorités locales dans cette situation est entière.Des cités bidonvilles croulent, depuis des années, sous des tonnes d'ordures. L'entassement des détritus pose un sérieux problème d'hygiène publique et menace la santé des habitants. Les cumuls de déchets ne datent pas d'hier et risquent de perdurer encore davantage, faute d'opérations ciblées pour assainir et ramasser ces tonnes de déchets.La responsabilité des autorités publiques dans ce massacre écologique est d'ailleurs entière. Sinon comment expliquer l'absence de campagne de nettoyage ou, au moins, de sensibilisation envers les habitants de ces lieux. Sur les hauteurs de Bab El Oued et Bouzaréah, à titre d'exemple, la saleté causée par l'abandon anarchique des ordures et l'absence de points de dépôt et de ramassage font tache d'huile. Selon des résidants, «le jour de l'inauguration du téléphérique de Oued Koreich vers Bouzaréah, la délégation officielle est descendue à la station Fronton, au Frais Vallon. Les responsables locaux ne voulaient pas que les membres du gouvernement aillent plus loin et qu'ils découvrent l'étendue de la saleté sur cet espace forestier».Non loin de là, sur les hauteurs de Bologhine, des centaines d'autres bidonvilles jettent, pour un grand nombre d'entre eux, leurs déchets dans la nature. Traverser le flan donnant sur la mer par les petites ruelles sinueuses, en suivant le cours d'eau, permet de faire un constat amer.Des sachets, des objets en caoutchouc, des ustensiles et autres détritus hétéroclites agressent la verdure. La situation n'est pas meilleure dans la commune de Bouzaréah, où une décharge anarchique, sise derrière le marché, côtoie, depuis de longues années, un bidonville.Les habitants de cette cité prennent leur mal en patience. Les autorités locales n'estiment pas judicieux d'interdire l'abandon des ordures dans cette zone, située pas loin du siège de l'APC et éviter ainsi aux citoyens de subir, au quotidien, la présence de cet espace infect. Sauf exception, la plupart des bidonvilles, pas encore éradiqués, sont les lieux de prédilection pour les virus et les maladies. D'où d'ailleurs la forte prévalence de maladies, telles que l'asthme et les allergies.Bien que l'accès à ces lieux anarchiques ne soit pas toujours facile pour les agents d'entretien et de collecte, il est toutefois de la responsabilité des services de l'Etat d'intervenir pour brûler les ordures et désinfecter les lieux. Ce qui n'a jamais été le cas. Lors de leur éradication, après le relogement de leurs occupants, l'on a découvert des montagnes de déchets au niveau des sites accueillant les bidonvilles Céleste, à Beni Messous, et à Haï Erremli, à Gué de Constantine.A rappeler qu'un grand nombre des occupants des baraques se débarrassent de leurs déchets dans des cours d'eau. Ces déchets finissent dans la mer ou restent bloqués dans certains endroits, favorisant ainsi les inondations. Tout compte fait, cet aspect de l'hygiène publique est loin de bénéficier de l'intérêt des autorités locales, qui concentrent l'essentiel de leurs efforts sur les grands centres urbains et délaissent ces zones délabrées, mais habitées par des citoyens à part entière.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel G
Source : www.elwatan.com