
Le voyage par route n'est certes pasconfortable mais offre le privilège de découvrir des paysages et de nouer des liens avec les passagers. Le déplacement vers la ville aux mille coupoles, effectué à l'occasion des journées théâtrales maghrébines, a permis un échange avec les invités de pays participant à cette manifestation. Ils viennent principalement d'Egypte et d'Irak. Ils nous sont familiers dans l'usage commun de la langue arabe et la pratique de l'Islam. Ces pays du Moyen-Orient sont davantage connus avec l'impact des séries télévisées. Ils nous sont proches et nullement étrangers. Au cours du voyage, la discussion est facile, même s'il y a des disparités dans la façon de prononcer les mots et la désignation d'objets se rapportant à tous les domaines. Il est amusant de discuter avec ces frères irakiens et égyptiens sur la manière d'appeler tel ou tel plat, tel vêtement porté quotidiennement ou au cours des cérémonies religieuses ou familiales. Ces différences nous font rire aux éclats parce que ces objets ne sont désignés ainsi que dans les pays d'origine. La musique et les chansons sont aussi un sujet et un thème favoris. Les chanteurs égyptiens sont très connus en Algérie de même que les belles voix irakiennes. Ils sont régulièrement invités, particulièrement durant les festivals de Timgad et de Djemila. En été, ils s'affichent au théâtre de verdure de Sidi Fredj. Le public algérien les apprécie fortement en se déplaçant en masse lors de leurs récitals.Khaled, Warda...Le voyage Alger-El Oued se passe très amicalement avec des discours passionnés à propos de l'art musical moyen-oriental. Nous essayons de faire partager notre patrimoine musical quasi inconnu pour ces Irakiens et Egyptiens même s'ils citent fièrement notre roi international du rai, Cheb Khaled. Il jouit d'une immense notoriété chez eux aussi. La regrettée de la chanson, Warda Al Djazaïria, bénéficie de la même aura et appartient aux deux sphères nationale et arabe. La discussion à propos de cette diva est passionnée. Warda a fortement marqué la chanson égyptienne en pénétrant profondément les c?urs. Les heures du voyage Alger-El Oued défilent rapidement grâce à la chaleur des échanges. C'est à peine si nos voyageurs s'intéressent aux paysages. Pourtant le trajet mérite d'être scruté étant varié et divers. Nous sommes en plein hiver. La pluie est tombée abondamment, nous traversons ainsi de vastes prairies couvertes d'herbes à perte de vue dans l'Algérois et le Titteri. Les paysages changent à l'amorce des Hauts-Plateaux. Les couleurs et le relief du Sahara s'annoncent. La terre devient plus aride et la végétation est rare. En tout semblable aux désert du sud de l'Egypte. Pour les Egyptiens, nul dépaysement. Ils ont l'impression de se retrouver chez eux avec les palmiers et les dunes de sable. La discussion s'anime de nouveau autour de cette communauté à la fois culturelle et géographique. Le trajet Alger-El Oued par autocar n'est pas si éprouvant dans cette ambiance où se tissent les échanges et l'amitié.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S S
Source : www.horizons-dz.com