El-Oued - A la une

Elle a reconnu la perte de son chef expérimenté Aqmi menace le président Bouteflika



Elle a reconnu la perte de son chef expérimenté                                    Aqmi menace le président Bouteflika
La branche maghrébine d'Al-Qaïda a reconnu la perte de l'un de ses importants chefs, Abdelhak Abu El-Khabab, alias Mohamed El-Bachir Nekia, éliminé le 4 décembre dernier dans une opération des services de sécurité à El-Oued.
Dans un message, Aqmi reconnaît l'élimination de son 'éminent' élément, natif de Guemmar, estimant que 'le sang de nos chefs est le véritable prix pour l'instauration de la charia disparue, la justice perdue et la réappropriation des droits spoliés et lever la vilenie sur notre nation'.
Cette réaction, même tardive, ce que le groupe terroriste ne fait pas régulièrement, démontre qu'il a bien ressenti le coup que lui ont porté les services de sécurité. D'où cette tentative de remobiliser ses rangs par la mise en avant du 'prix à payer', du sacrifice, y compris de ses chefs. Après le rappel de son 'sinistre' parcours, il est révélé que le terroriste avait laissé une lettre adressée à ses acolytes dans laquelle il a appelé à la poursuite du djihad jusqu'à 'débarrasser la nation des gangs traîtres qui la gouvernent et qui ont sali notre religion et notre vie'. Chevauchant la vague du Printemps arabe, Aqmi prédit la fin proche du système algérien et s'attaque au président Bouteflika et aux généraux. Les qualifiant 'd'esclaves de la France', le communiqué avertit que la 'nation qui a jeté Hosni Moubarak, Ben Ali et El-Kadhafi dans la poubelle de l'histoire fera de même avec Bouteflika, sa clientèle et ses généraux criminels'. La référence au cas libyen est révélatrice d'au moins deux choses. Que des terroristes ont participé à l'insurrection ou tenté de le faire. Qu'Aqmi est intéressée par l'arsenal militaire d'El-Kadhafi, ce qui justifie le déplacement d'Abu Khabab vers sa ville d'origine, El-Oued, où il devait négocier la transaction d'un lot de ces armes, comme l'ont suggéré certaines lectures sur les raisons de sa présence dans cette ville. Par ailleurs, il y a lieu de noter que c'est la première fois que le président Bouteflika est cité, assimilé aux dictateurs de la région déchus. Signe qu'Aqmi attendait encore davantage de concessions de la part du Président et d'une profonde déception du groupe terroriste qui vient de perdre sur les deux tableaux, sécuritaire avec l'élimination de plusieurs de ses chefs et politique avec l'adoption de la loi sur les partis qui barre la route à leur retour sur la scène politique.
D B.
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