
Hakim Serradj, le cogérant de la SARL Casbah, l'initiateur d'une rencontre entre les personnalités de Chebli (wilaya de Blida) pour une réconciliation générale (rencontre qui s'est déroulée au siège de Casbah, au quartier Behaïria), a pris la parole pour poser le problème en ces termes : «Je ne suis pas de Chebli. Je suis de Bab El Oued.La première fois que j'ai vu votre ville je l'ai aimée et j'ai aimé ses habitants. Je suis parmi vous depuis quelques années et j'ai remarqué que, pris séparément, tous les Cheblaouis sont bons. Il y a de faux problèmes qui minent l'union chez vous : la rumeur et les mauvaises langues séparent ??bêtement'' et gratuitement les gens d'ici.Quelqu'un qui vient de l'extérieur remarque facilement ces choses. J'ai donc décidé de réunir au même endroit des antagonistes de tous bords pour les écouter et les voir se serrer la main !» Dans l'enceinte de l'usine, il y avait, samedi soir dernier, plus d'une cinquantaine de personnes venues, qui pour la concorde, qui pour voir ce beau plan échouer, qui par curiosité. Mais tous les «invités» ou presque étaient là : le P/APC, les représentants de la mosquée El Forqane, ceux de la zaouïa El Hilalya, les «politiciens» et ceux qui ne savaient pas pourquoi ils avaient été choisis. Tous, pour la première fois, étaient d'accord sur une chose : l'initiative, la première du genre dans cette contrée paisible, était louable et indispensable.A Chebli, un climat de suspicion, de médisance et de désaccord, gratuit et non fondé, règne à tous les niveaux de la société depuis quelques années. Les instigateurs de ce mouvement de haine, les séparateurs, qui travaillent dans l'ombre, savent certainement pourquoi ils fournissent tant d'efforts pour creuser des failles dans le ciment de cette population pacifique qui subit leurs méfaits sans en comprendre les raisons. L'initiative était géniale. Les sourires sont revenus sur les lèvres des participants à cette réunion sans précédent.Des bras se sont ouverts. Des mains se sont serrées. Mais, les c?urs? ces profondeurs insondables des êtres humains? ont-ils vraiment pardonné ' La question reste posée. Il faut beaucoup de rencontres de ce genre, formes de thérapies de groupe, pour effacer les anciennes ranc?urs et unir les gens à nouveau. Le premier pas de ce marathon du c?ur a été fait à Chebli.«Le reste viendra avec le temps, selon certains intervenants, car il est souvent difficile de faire son mea culpa la première fois !» Vivement la prochaine rencontre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rahmani Mohamed
Source : www.elwatan.com