certains cercles influents qui se forment à la veille de chaque élection présidentielle, essayent d‘accréditer l'idée d'un candidat unique de l'opposition face au candidat du pouvoirMalgré la crise économique et financière, un sérieux débat sur les solutions à y apporter tarde à voir le jour.
A quelque 14 mois de l'élection présidentielle, des partis tentent de créer du mouvement dans le statu quo. Dans pratiquement tous les pays du monde, une année, voire deux années avant une élection aussi importante que la présidentielle, des candidats potentiels mettent en exergue leurs programmes électoraux. L'immobilisme et le suspense qui caractérisent la scène politique est une situation pas du tout normale, indiquent de nombreux observateurs. Au lieu de l'ouverture des débats libres autour des programmes, en cette conjoncture de crises, les chefs de partis visibles sur la scène politique, ont complètement évacué cette question de l'ordre du jour des réunions de leurs instances compétentes. La majorité des formations politiques se contente de se focaliser, qui sur des préparatifs des rendez-vous organiques, qui sur la promotion de leurs initiatives. Tandis que l'élection présidentielle aura lieu dans 14 mois, aucun candidat ne s'est encore manifesté, alors que la spéculation bat son plein. Malgré la crise économique et financière, et malgré l'ébullition qui couve sur le front social, un sérieux débat sur les solutions à y apporter tarde encore à voir le jour. Alors que certains cercles influents qui se forment à la veille de chaque élection présidentielle, essayent daccréditer l'idée d'un candidat unique de l'opposition face au candidat du pouvoir, d'autres partis plaident pour une élection plutôt pluraliste, qui permettra d'aller éventuellement au deuxième tour, notamment en ces temps difficiles sur le plan politique, économique et social.
Certains affirment, par ailleurs que la priorité et l'urgence sont à redonner plutôt confiance aux citoyens dans le processus électoral. Dans ce contexte, des partis parcourent le pays, non pas pour briser l'immobilisme, mais pour animer des rencontres et des meetings régionaux, qui n'ont rien à voir avec la présidentielle. En effet, à la veille du 7e congrès de sa formation, Abderrazak Makri a animé, hier, un meeting avec les militants de son mouvement à El-Oued.
Pour mobiliser autour de son initiative et collecter assez de signatures pour la présenter au chef de l' Etat, la secrétaire générale du PT, Mme Hanoune a animé hier le premier d'une série de ses meetings, qu'elle a prévus à Annaba. Le patron du FLN qui est le seul à mettre le cap sur la présidentielle, tiendra, aujourd'hui, une rencontre avec ses militants à Tamanrasset. Le RCD, de son côté, a initié à l'issue de son 5e congrès tenu en février dernier, l'instance nord-africaine de débat et de propositions. La plupart des formations politiques réclament une élection ouverte et libre. Elles estiment en substance que la majorité des pays organise les compétitions électorales à travers non pas une instance de «surveillance» des élections, mais une instance indépendante de «gestion» des élections. Il est également reproché aux autorités «la fermeture» des portes des médias publics devant des acteurs politiques, notamment ceux des partis de l'opposition. Sans réunir ces conditions, à savoir l'ouverture des médias publics à tous les acteurs politiques et l'organisation des élections par une instance indépendante, aucune élection ne sera transparente et crédible, juge-t-on encore.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed BOUFATAH
Source : www.lexpressiondz.com